La parole vivante de Zos
Ce truc du JE SUIS (DIEU)
Tout le monde aimerait être (un) Dieu. Certains n’y ont pas songé ; d’autres n’en ont pas le désir, mais si Dieu existe en effet, alors tout est sa volonté sans issue apparente, même dans la mort. De plus, et de la même manière, je suis au moins un descendant de Dieu, et y suis relié, peut être même en tant qu’enfant qui grandit, quitte ses parents, devient indépendant, pour éventuellement les remplacer.
Notre histoire est une image animée de nos formes, de notre élévation, notre chute et notre changement, mais elle nous sépare en permanence (nous rendant plus distants et distincts) non seulement de nos formes précédentes, mais également d’autrui. L’homme n’a maintenant que peu de points communs avec le poisson, le ver ou la plante, bien que ces formes soient toujours interdépendantes et liées.
Ainsi il semblerait que nous soyons plus éloignés de notre Source (Dieu) que nous ne le fûmes jamais. Mais tandis que nous nous éloignons de plus en plus des formes antérieures, nous devenons de plus en plus complexes, et paradoxalement, nos fonctions régressent de plus en plus vers nos genres antérieurs, bien que nos instincts primaires subconscients soient plus revêtus de délibéré, d’arbitraire et de conscient. Cette transition chaotique se réduit à une logique par laquelle nous devenons cognitivement pragmatiques, bien que toutes nos inventions, nos découvertes, etc. proviennent d’impulsions ataviques (les vieux instincts), une profonde nostalgie devenant la source de notre inspiration.
Dans ce processus d’éloignement et de rapprochement de Dieu, nous développons par chance la volonté ; et c’est à ce moment là que nous sommes repris de folie furieuse : une nouvelle transition chaotique engendrant nos dictateurs, certains d’entre eux naissants, d’autres voyant leur heure de gloire tardivement, et le gros des hommes dérivant d’une manière inégale, mais rarement humaine.
Ainsi, pour être plus près de Dieu, nous devons régresser en fonctions, et nous reposer en majeure partie sur nos impulsions ataviques issues des strates les plus enfouies de notre être jusqu’à n’être motivé que par une pure instinctivité nécessiteuse d’aucune autre réaction que sa propre spontanéité.
L’idée que nous soyons Dieu doit être mise en œuvre grâce à un processus de re-mémorisation orientée vers le passé, vers nos instincts premiers et primaires, jusqu’à atteindre celui qui est nécessaire. Puisque je ne crée pas de Dieux, la formule est à votre propre discrétion…
Notre « Vérité Personnelle » est une identité de la Volonté, du Désir et de la Croyance ; lorsque cette identité est concentrée sur une seule chose, il est inutile d’interférer avec notre esprit par la pensée. Car l’Âme est proche et déploie son omniscience à travers nous, non par le langage, mais par l’inspiration. Alors connaîtrons-nous la réponse, et l’action suivra.
Discours au Perplexe Bien Intentionné
Que la Religion se veuille apocalyptique ou autre, elle reste anthropocentrique (le panthéisme Grec avait ceci d’honnête qu’il créa non seulement les plus grands hommes mais aussi les plus proches de l’État Idéal, quels qu’en furent les inconvénients). Nos conceptions panlogistiques de Dieu n’ont jamais de signification subjective : il n’y a que peu de différences qualitatives entre nos conceptions et nos propres émotions, désirs, fonctions etc. Le premier pré-requis est une foi aveugle dans les supposés miracle, mystères et abracadabra de l’autorité et de ses enseignements dogmatiques, afin d’emprisonner l’homme loin de sa quête instinctive de Vérité. En échange de cet esclavage, les promesses les plus folles de joie éternelle (après la mort) sont faites. Le problème avec les apostasiés, c’est qu’ils n’ont pas de substitut fécond, et cessent généralement de croire en quoique ce soit, là où la croyance vitale (quelle qu’en soit sa réalité) est essentielle à tout effort créatif.
L’éthique et le social sont différents profils de la vraie religion, les lois sages en sont leurs forme concrète. L’Idéal est le potentiel esthétique, l’envie d’amélioration constante et de spontanéité. Les esthétiques sociales et éthiques ne sont que différents idiotismes et diverses directions de la même qualité de sentiment. L’équité peut, par l’exemple, être enseignée en tant que devoir. Il n’y aura pas de transformation sociale avant que ceci ne devienne une religion pragmatique offrant le salut à la fois maintenant et demain. La seule alternative à la vénération est la sublimation au service du social et de l’humain. Ceci n’écarte pas Dieu : si nous avons un devoir envers Dieu, celui-ci doit être d’apprécier la vie pleinement. Ayez foi en vous-même, et votre Âme aura foi en vous. Pourquoi diable êtes-vous nés ? Pour vous entre-tuer, pour prendre plus que votre dû ? Si tel est le cas, alors Dieu est haine et vous êtes ses disciples, des démons ; je n’en connais pas d’autres. L’homme est désormais un chaos ordinaire, un cas d’extrêmes paradoxes sanglants, un fou plein de cupidité et d’hypocrisie et la Terre aurait plus de sens sans lui. Cette folie froide est le résultat de croyances forcées, de mensonges, de demi-vérités, de mauvaises lois qui lui furent enseignés par les hiérarchies politico-religieuses.
Tout cela pourrait facilement changer par un apprentissage et une évaluation correctes du factuel. La nature humaine (dans la pire représentation) est la chose la plus malléable qui soit sur terre, et bien que l’homme ait gobé chaque absurdité et chaque mensonge qui lui furent présentés, il pourra toujours facilement trouver un régime plus sain et altruiste. Je prédis que la prochaine « société » sera une sage synthèse basée sur « l’Individualisme coopératif », enfin, si nous ne sommes pas rapidement effacés par la culmination finale de cette reconnaissance en paroles du meilleur, tout en agissant systématiquement pour le pire.
TEXTE ALTERNATIF :
Que la Religion se veuille apocalyptique ou autre, elle reste anthropocentrique (le panthéisme Grec avait ceci d’honnête qu’il créa non seulement les plus grands hommes mais aussi les plus proches de l’État Idéal, quels qu’en furent ses inconvénients). Nos conceptions panlogistiques de Dieu n’ont jamais de signification subjective : il n’y a que peu de différences qualitatives entre nos conceptions et nos émotions, désirs, fonctions etc. Le premier pré-requis est une foi aveugle dans les supposés miracles, mystères et abracadabra de l’autorité et des enseignements dogmatiques, afin de garder l’homme captif loin de sa quête instinctive de Vérité dans la réalité. En échange de cet esclavage, les promesses les plus folles de joie éternelle sont faites… après la mort ! Le problème avec les apostasiés, c’est qu’ils n’ont pas de substitut fécond, et cessent de croire quoique ce soit là où la croyance vitale, que ses mérites soit fondés ou non, est essentielle à tout effort créatif.
L’éthique et le social sont différents profils de la vrai religion, les lois sages en sont leurs forme concrète. L’Idéal est le potentiel esthétique, l’envie d’amélioration constante à des fins de spontanéité. L’esthétique, le social et l’éthique sont simplement différents idiotismes et diverses directions de la même qualité de sentiment. L’équité peut être enseignée, en tant que devoir par exemple. Il n’y aura pas de transformation sociale avant que ceci ne devienne une religion pragmatique offrant le salut à la fois maintenant et demain. La seule alternative à la croyance en la vénération est la sublimation au service du social et de l’humain. Ceci n’empêche pas la croyance en Dieu : si nous avons un devoir envers Dieu, celui-ci doit être d’apprécier la vie, les hommes etc. pleinement. Ayez foi en vous-même, et votre âme aura foi en vous. Pourquoi diable êtes-vous nés ? Pour vous entre-tuer ? Pour prendre plus que votre dû ? Alors Dieu est haine et vous êtes ses démoniaques disciples. Car l’homme est désormais un chaos ordinaire, un cas de paradoxes pathétiques et sanglants, un fou plein de cupidité et d’hypocrisie, et la Terre aurait plus de sens sans lui. Cette folie froide est le résultat de croyances forcées, de mensonges, de demi-vérités, de mauvaises lois enseignés et appliqués par certaines hiérarchies politico-religieuses.
Tout cela pourrait facilement changer par un apprentissage et une évaluation correctes du factuel. La nature humaine (dans sa pire représentation) est la chose la plus malléable qui soit sur terre : elle pourra toujours facilement trouver un régime plus sain et altruiste. Je prédis que la prochaine « société » sera une sage synthèse basée sur « l’Individualisme coopératif », si nous ne sommes pas rapidement effacés par la culmination finale de cette reconnaissance en paroles du meilleur, et l’action systématique pour le pire.
De la psychologie
La psychologie devrait être prise à petite dose et n’être avalée que partiellement, sous peine de mettre fin au bon sens ; elle fut même placée au-dessus de la loi, offrant à tout personnage infâme une « issue psychopathologique ».
Cette nouvelle hiérarchie, avec ses catégories, ses techniques, ses principes matriciels et ses thèses arbitraires, est maintenant établie et renforcée par tout argument prétentieux. Les psychologues ont été convertis, véhiculant un enthousiasme pour leurs propres théories, usant d’un labyrinthe de significations dialectiques surchargées de vocabulaire emprunté, complexe, pouvant signifier n’importe quoi, à l’exception du sens propre des mots employés.
Les psychologues sont aussi névrosés que leur credo, et leur peur de s’éloigner de leurs critères auto-imposés confirme à quel point ce sont des psychopathes.
De façon relative, la psychologie n’est vraie que pour certains types et certaines périodes. On peut admettre certaines de ses vérités, la majeure partie de celle-ci n’a pas à être vraie, et le reste est principalement faux. L’analyse d’individus particuliers, décédés ou pas, peut être faite, mais en dehors d’une catégorie ‘chronique’, elle est peu applicable à la majorité. La plupart des gens voit leurs manies passer ou s’adapter (souvent à leur avantage, peuh !) : l’absence de conclusions témoigne de principes de base incertains. Mais la psychologie est déjà en train de devenir une psycho-coterie dérogatoire trop entreprenante.
Il y a trop de propos inconsidérés autour du non refréné et du supprimé. A quel point quelqu’un peut-il être considéré fou, normal, ou autre ? Pas tant que ça, car les conditionnements précédents rendent la promulgation peu probable. Ces choses vont et viennent avec nous tous. Prenons l’exception : les fous, leur idiocratie mise à part, sont souvent ordinairement moyens et conventionnels. Dans les cas extrêmes de schizophrénie, un transfert de certaines idées et valeurs a lieu pour servir une obsession dominante et, souvent, une grande satisfaction est trouvée « comme ça ». La vie des schizophrènes est souvent aussi riche que celle des gens « normaux ». L’émotivité forte doit s’épuiser à l’accomplissement, et lorsqu’il y a frustration ou échec la seule échappatoire réside dans la violence et les actes antisociaux. A une certaine échelle, ceci est applicable à la majorité des gens. La religion, l’art, la collection, les passe-temps etc. à l’extérieur de notre travail sont divers centres d’intérêt habituellement utilisés comme catharsis, qui nous maintiennent sains d’esprit par une sorte de schizogenèse de la normalité. Qu’est ce que l’amour ou l’amitié sinon une schizophrénie extrême et réfrangible ? Fermez la porte de la réalité et la porte du « comme ça » s’ouvre. Supprimées à l’excès ou incontrôlées, nos maudites « IDs » auront le dernier mot, si cela est possible ! Mais elles sont rectifiables, comme toutes choses à leurs stade initial, et la re-direction et le contrôle sont souvent faciles et toujours possibles, hors de toute idiotie congénitale.
Analysant ce fatras psychotique, son abondance de complexes, de blocages mentaux etc., je déclare que ceci est applicable à beaucoup de personnes ; que j’ai pu moi-même avoir eu toutes ces « choses » à un certain degré et une certaine période, et que je n’en suis pas devenu pire ; peut être ont-elles accru ma capacité d’adaptation.
Maintenant, étant plus vieux et plus averti, un être plus conscient, j’ai voulu conserver ces complexes : ils sont utiles, inoffensifs, et servent mes desseins.
On pourrait démontrer que de nombreux psychopathes descendent de ou grandissent avec ces psycho-charnières. Mon ami, inventeur du cliché nommé « complexe d’infériorité », ne s’attendait guère à ce que le sens et l’usage actuel de ce cliché en soit renversé. De nos jours, tout le monde semble craindre d’être considéré comme inférieur : la modestie et la réserve sont rabaissées. En réaction, l’ignorance et l’abus trouvent un terrain fertile, et le premier bêta venu pourrait désormais être un Dictateur. On pourrait presque être tenté de dire que folie, ignorance, méchanceté ou malaise quelconque sont dus à une absence de frustrations passées, frustrations qui seraient le meilleur moyen de pouvoir se contrôler plus tard. Je peux dire de moi que toute mon immoralité et ma faiblesse provient d’un manque d’inhibition et de discipline appropriées durant ma jeunesse. Et cela ne m’a jamais empêché de m’exprimer au mieux.
La psychologie est désormais l’égale de tout autre dogme, en ceci qu’elle requiert l’acceptation de conclusions rigides basées sur des qualités et des hypothèses confuses.
La psychologie n’a aucune thèse dominante ni définition de choses aussi fondamentales que « la conscience », « l’intelligence », « la pensée », « le but », etc. Nous savons qu’il n’y a pas de définitions ou de conclusions exactes ou précises pour quoi que ce soit, mais nous sommes également conscient que certaines hypothèses justes, comme l’éther, se démontrent d’elles-mêmes indirectement en nous livrant différents faits. Offrir un nominalisme aussi incertain (sans origine et finissant par une excuse pathologique) présente un risque pire que toute religion. Le « psychologisme » n’a aucun critère de morale, de croyance, ni de normalité qui pourtant en sont ses objets ; ainsi doit-il se baser sur le sens commun, la « moyenne », une moyenne non élastique qui plus est. Ainsi, tout ce qui est « anormal » ou « arriéré » est ou pourrait être pathologique. Et lorsque les dénominateurs communs, issus des IDs cupides, sont réalisés, alors où en sommes nous ? Des zombies à notre niveau ? Des génies dans la folie ? Non, pour qu’il y ait une civilisation, une norme d’éthique et d’intelligence plus arbitraire doit exister ; au-delà des « normalités », un Idéal tactile, directement relié à la réalité, avec ses inhérentes précisions déterminées par la motivation sociale. La convention, quelle soit morale ou comportementale, peut être aussi sage que tout ce que l’homme a inventé.
Connais toi toi-même. A quel point une telle connaissance est-elle possible, utile ou nécessaire ? Mieux vaudrait pour la plupart désapprendre ce qu’ils pensent savoir. Nul besoin d’un biologiste ou d’un psychologue pour savoir que l’esprit se compose de strates, de restes d’atavismes qui, sur un terrain fertile, peuvent dégénérer en anomalies des plus malodorantes et en monstruosités. Nous savons également avec certitude que nous avons la possibilité de refréner nos appétits cupides en les redirigeant, et en en dégageant nos vraies valeurs, nous donnant ainsi toutes les chances. En vérité, fondamentalement, tout est aussi simple que cela, et l’on n'a guère besoin de marabouts ! Sans « Cloche, Grimoire ni Bougie ».
(Extrait du GRIMOIRE DE ZOS)
(c) copyright traduction Frater Imhora, 2006