HISTOIRE - NON-HISTOIRE - INTEMPOREL
par Jean Carteret
L'histoire est une essence capable de passer à l'existence, mais nous ne
connaissons réellement que sa narration par les écrits, la rédaction, le
témoignage, et surtout la preuve -éventuellement fausse - par la publication
diverses des histoires, de la presse, des éditeurs, de l'information sous
toutes ses formes (ainsi celle du cinéma, du théâtre même, de la télévision
et de toutes les manifestations diverses, - y compris celle de l'art, de la
science, de la mystique, du voyant, du poète, du prophète, du gnostique
éclairé par la dialectique de la tradition et de la révolution).
Donc l'histoire a pour origine le temps qualitatif et l'espace quantitatif
- rarement - exceptionnellement le temps quantitatif et l'espace qualitatif
: ceux de la femelle et parfois de la femme ; alors que la non-histoire a
pour origine le temps quantitatif, l'espace qualitatif - ceux de la femelle
par principe -, et rarement, exceptionnellement, le temps qualitatif et
l'espace quantitatif, -ceux du mâle -, l'intemporel ayant pour origine le
non-temps, l'absence du temps quel qu'il soit, la négation du temps, et même
l'apparence du temps, capable d'accéder cependant - exceptionnellement et
miraculeusement - à l'histoire et à la non-histoire. L'intemporel, - étant
neutre -, n'appartient ni au mâle ni à la femelle, mais il peut passer et
même demeurer en chacun d'eux.
[ carnet 37, pages 1 à 7 ]
© Jean Carteret
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