LE CAPITAL ET LE TRAVAIL ( II )
Le capital, les capitalistes, - et même les cadres -, ont toujours et partout
la parole du tout, alors que le monde du travail et des travailleurs n¹a aucun
droit à la parole, et doit rester dans le silence du tout - les
travailleurs n¹ont pas le droit parler pendant qu¹ils travaillent : c¹est
interdit. Mais le monde du travail et les travailleurs ont toute la parole du
rien ou ils sont bourreau, dragon, sadisme du capital, des capitalistes et des
cadres qui n¹ont aucun droit à la parole du RIEN dont ils sont seulement le
silence singulier.
Tout aventurier est réactionnaire, déterminant : donc l¹aventure (en négatif)
est la réaction déterminante, les aventuriers pouvant être parfois passion déterminante
ou il est la bête à l¹état de fascination agissante.
L¹aventurier, - lorsqu¹il rate son aventure - devient victime de l¹aventure :
il accède alors à la situation d¹esclavage ou d¹esclave qu¹il est réellement.
Le capital, etc.. est le Tout, le chaos de l¹esprit dans l¹état, dans l¹action
et dans l¹acte agissant, alors que le travail et les travailleurs sont le rien
en état, en action, et en acte du Néant et du rien.
Mais le travail et les travailleurs sont toujours éventuellement - jusque l¹acte
subissant - victimes du tout et réalité du rien et du Néant. Le capital est
tout, le travail, etc..., c¹est le n¹importe quoi du tout.
Mais le travail, etc., est l¹acte agissant du rien, l¹acte agissant du néant
qu¹habite le travail - et même les travailleurs.
Dans l¹état, le capital, etc..., la structure, les structures masquent les
masses invisibles qu¹ils sont; tandis que pour le travail et les travailleurs,
ils sont la masse, les masses de la structure et des structures du tout, du
capital; etc.. Mais cette masse, ces masses du travail et des travailleurs
masquent la structure, les structures du rien qui est leur principe.
Mais la masse, les masses du travail et des travailleurs sont victimes,
esclavage et esclave de la structure, des structures du tout, du capital, etc..
Alors que les patrons, le capital, etc..., est victime, esclavage et esclaves de
la structure et des structures du néant et du rien du travail et des
travailleurs. Les patrons, le capital, les capitalistes sont le lieu du chaos
dont ils sont l¹esprit, alors que le travail et les travailleurs sont lieu du néant
dont pourtant ils sont la vie en état - et éventuellement en devenir s¹ils
prennent conscience.
Je crois bien que dans l¹Apocalypse ou dans certaines mythologies, le dragon a
7 têtes et la bête a 10 cornes, - 7 étant capable de réaction déterminante,
10 étant capable de situation de passion déterminée capable pourtant d¹être
déterminante et capable de toute façon.
Le capital etc.. a tous les droits du tout, mais les devoirs du rien. Le travail
a tous les devoirs en face du droit du tout du capital, et le droit absolu du
rien.
Pour le capital, il faut, et on devrait peut-être. Pour le travail, on
doit - sans condition.
[ carnet 33, pages 1 à 22 ]