LE RENIEMENT
Le reniement est la transcendance de la trahison et de la perte,
intertranscendants entre eux ; donc, le reniement devient une immanence. Donc
Dieu, Notre Seigneur, est passé par le reniement de la trahison et de la perte
du non-être en état - le principe, la déité absolue - et du non-être en
action - le Verbe - dont Dieu est la situation au degré du Verbe. Mais il s'est
détaché de son reniement : Il s'en foutait éperdument. Et il est passé de la
créativité à la création, toujours dans l'intemporel, et c'est devenu la genèse
- donc noèse dont le noème était dans les noces de Dieu et de la déité
absolue, et de tout ce qui les précédait ; mais on trouvera ce reniement divin
à la situation humaine, lorsque Pierre, apôtre de Jésus, le reniera trois
fois, après quoi le coq chantera.
Ma vision - mon ACTE par le Verbe - est faite d'un anthropocentrisme transcendantal.
Pour moi, tout est interne dans l'homme et sa conscience, parce qu'il s'agit de
connaissance, de gnose éclairée par la dialectique de la logique (et éventuellement
par l'analogie), mais pas du tout de science où presque tout est
externe, sauf l'organisme, les sens, les sensations - pas les perceptions qui
sont exception. Pour la science, elle ignore la conscience. Pour la conscience,
le squelette lui-même est externe malgré sa réalité objective d'interne au
sein du corps. Ma vision est non communicative à l'extérieur, parce qu'elle
est justement en communion avec l'intérieur de l'intérieur.
Donc ma vision est une immanence. Donc elle ne peut être perçue à
l'extérieur que par l'intérieur de l'intérieur, donc transcendance du simple
intérieur, lui-même transcendant et même peut-être immanent de l'externe et
non de l'extérieur.
[ carnet 4, pages 1 à 12 ]