LE REPAS


Se nourrir, c¹est manger et boire. Pour manger, il y a l¹ordonnance nécessaire de plusieurs instruments - dont les deux assiettes, la cuiller, la fourchette, et le couteau. Pour boire, un seul instrument est nécessaire : le verre. Alors on remplira - une fois ou plusieurs fois - le verre de vin et d¹eau - donc successions dynamiques et déterminées, tandis que le repas commencera par le hors-d¹¦uvre qui est son nom même : une exception.

Le repas se continuera par le plat de résistance de légumes et de viande - réalités déterminées par le menu, même s¹il n¹est pas écrit. Réalités variées, collectives et uniques. Réalités déterminant leur absorption par la bouche où agissent les lèvres, les dents et la langue pour un passage à leur digestion dans l¹estomac - espace interne très relativement étendu.

Puis, passage par le gros intestin où un collectif d¹espaces variés se chargeront de leur final cheminement avant l¹évacuation ultérieure - éventuellement plusieurs heures (et après une certaine durée nécessaire et déterminée dans cet espace interne du corps qu¹est le gros intestin) ; donc, évacuation ultérieure du contenu anal et collectif -, évacuation qui se produit par une certaine suite d¹actes ou d¹activités variés, en même temps que se produit l¹évacuation subjective - en procession - du contenu de l¹urine dans la vessie, en passant par le canal urétral de la verge, dans le fait objectif, déterminé, et subjectif d¹uriner jusqu¹au terme de l¹évacuation dynamique à l¹état de passion subjective de toute l¹urine précédemment contenue dans la vessie, mais après le plat de résistance du repas, nécessaire pour apporter l¹essentiel de la nourriture.

Le plat de résistance sera suivi - probablement - par de la salade qui accompagne, par une situation collective de feuilles de salades variées et assaisonnées. Salade suivie éventuellement de fromages variés. Alors arrive le dessert qui n¹est pas une exception mais un superflu, luxe possible - parfois occasion d¹apparition d¹un miracle, par l¹excellence du contenu de ce dessert. Au superflu du dessert s¹ajoute le superflu éventuel d¹un café bien sucré.



[ carnet 26, pages 39 à 43 ]