LE ZODIAC
L¹astrologie concerne le zodiac, les planètes, les étoiles, les
constellations, et la Terre et l¹humain qui l¹habite. Dans le zodiac, à
travers chacun de ses signes, uniques et collectifs, - et leur ordonnance
dialectique -, se situent l¹être et le non-être, leur langage et leur
non-langage, l¹utile et l¹inutile, qui sont seulement l¹état dialectique des
virtualités. C¹est le domaine de l¹état dialectique et du devenir dynamique
de l¹¦uvre. Les planètes, - variées mais dépendantes d¹une ordonnance
globale, sont aussi ête et non-être, langage et non-langage, utiles et non
utiles. Elles sont seulement valeurs d¹une dialectique collective d¹une
action et d¹une influence virtuelle.
Leurs différents aspects, - dialectiques essentielles et dynamiques -, sont
l¹action dialectique, aussi, de leurs valeurs réelles, - en sujet -, de
l¹¦uvre à venir. Ils sont transcendants des planètes, transcendantes elles
aussi du Zodiac qui est lui aussi transcendant des constellations. Mais il y
a une interdépendance des planètes, de leurs aspects, et du zodiac lui-même.
Les maisons sont le lieu dialectique de l¹être et du non-être, du langage et
du non-langage, de l¹utile et de l¹inutile. Mais elles le sont sur le plan
et l¹ordonnance dialectique de l¹objet virtuel. Les constellations et leurs
étoiles sont sur le plan non dialectique du non-être, du non-langage, de
l¹utile et de l¹inutile. Elles sont accessoires et non essentielles des
valeurs et de leur ordonnance non dialectique des valeurs, - et non des
réalités -, du sujet. Il y a cependant, - au terme de l¹ordonnance des
planètes -, une planète réelle, pas encore découverte, qui s¹appelle
Vulcain
: il est aussi histoire et non-histoire, langage et non-langage, utile et
inutile. Mais il est non plus virtuel - il est potentiel des valeurs
dialectiques du réel. Il est en principe démiurge potentiel, et non plus
virtuel ; pour lui, il n¹y a plus de sacré et de tabou : il oppose de façon
complémentaire le cosmique et l¹humain au divin dont il est le complice. Il
crée les bijoux pour les déesses, et les armes pour les dieux, mais il est
médiateur, - et non intermédiaire -, entre l¹homme et Dieu. Il est
prometteur de contestations et de révolution. Il est la mise en rapport du
système solaire et des étoiles. Quant à la Terre, elle est transcendante aux
constellations et à leurs étoiles, et transcendante du Zodiac, des signes,
des planètes et de leurs aspects, et de l¹interdépendance universelle et
absolue et relative de leurs vertus dialectiques de valeurs du réel, et non
de la réalité*. La Terre, par contre, est le lieu, unique et collectif, des
valeurs dialectiques de l¹être et du non-être, du langage et du non-langage,
de l¹utile et du non utile, - mais cette fois, des vertus dialectiques
efficaces du réel et de la réalité. La Terre, - planète singulière de
l¹univers -, est passage dialectique du réel de l¹univers, à la réalité
terrestre. Mais l¹humain est exceptionnel dans l¹univers exceptionnel,
unique et collectif du passage dialectique des vertus du réel et de la
réalité du déterminisme - humanité, communauté naturelle, unique et
collective, dont la société, toujours dialectique, est le conditionnement
passager et le déterminisme relatif du devenir de l¹histoire vers une
humanité nouvelle où le déterminisme et le conditionnement sont vaincus par
les valeurs dialectiques de la révolution extérieure sociale, - celle du
socialisme -, qui débouche sur la sublime anarchie, analogue à la sublime
anarchie du corps humain, germe et témoignage dès l¹origine de l¹humanité,
communauté naturelle dépassée par le passage dialectique à l¹état, à
l¹action et à l¹¦uvre, de la société qui subit le déterminisme de l¹histoire
et de la non-histoire, - et du conditionnement social. Corps humain, germe -
je l¹ai dit - de la sublime anarchie ultime et à venir du fruit de la
société histoire et non-histoire, être et non-être, utile et inutile,
transmuté en humanité nouvelle délivrée du déterminisme et du
conditionnement de l¹histoire et de la non-histoire, de l¹être et du
non-être, du langage et du non-langage, de l¹utile et de l¹inutile,
transmutés par l¹apocalypse, - nuit de Noces du réel et de la réalité, où
apparaît le nouvel humain, délivré du conditionnement du mourir, - absence
de la présence -, et du déterminisme de la mort, - présence de l¹absence - :
c¹est alors la résurrection, qui fait surgir le corps glorieux, immortel
pour l¹humain, et la Jérusalem céleste pour la Terre et l¹univers. C¹est le
fruit des Noces de la révolution extérieure, sociale, de l¹état et de
l¹action en ¦uvre et en chef-d¹¦uvre, révolution physique, dialectique, - où
le visible l¹emporte sur l¹invisible -, et de la révolution intérieure -
toujours, elle aussi, dialectique de l¹invisible et du visible.
La Terre et l¹humanité - unique dans l¹univers - est le lieu singulier de
l¹amour réalisé et incarné : quand on aime, on n¹a plus besoin d¹aimer ni
d¹être aimé. Délivrance de son déterminisme et de son conditionnement.
L¹amour est une vertu singulière et universelle ; mais l¹amour est
concomitant de la gnose, fruit dialectique d¹une ascèse du devenir permanent
dans l¹éternité et dans l¹infini de l¹histoire et de la non-histoire, de
l¹être et du non-être, de l¹utile et de l¹inutile, du langage et du
non-langage. La Terre se trouve donc - par sa valeur et sa réalité -
transcendante de la mesure de la limite de son terrain, et transcendante du
milieu des constellations du Zodiac et de ses signes, des planètes et de
leurs aspects, et de l¹ensemble des maisons, - ordonnances dialectiques de
leurs vertus métaphysiques.
Donc la Terre devient transcendance des vertus dialectiques du réel, -
essence de la réalité -, et de la réalité, - existence de l¹essence du réel.
Cette transcendance de transcendances variées se transmute en immanence.
Dans la confrontation de l¹univers et de la Terre, l¹univers est le lieu de
la dialectique, interdépendance universelle - et la Terre est le lieu
immanent et exceptionnel, unique, dans l¹univers collectif où l¹humain qui
l¹habite est le lieu miraculeux unique et collectif du dialogue humain,
cosmique et divin - qui n¹est plus l¹¦uvre mais le chef-d¹¦uvre immanent de
la dialectique cosmique.
Dialogue où s¹accomplissent la grâce et la paix des combats, de la
présence, des rapports, des relations et des contacts du Verbe - enfin
incarné - et de son principe. La création de l¹homme par Dieu est le
dépassement de Dieu. Il est le lieu du risque, du choix et de l¹erreur, de
l¹être - qui est coïncidence au monde, au divin, et à l¹humain -, et de la
conscience - qui est distance au monde, à l¹humain et au divin dans l¹action
de la solidarité de l¹humanité nouvelle créatrice de liberté absolue,
auparavant liberté relative, celle de la conscience de conscience,
conscience absolue de la conscience relative, celle du Je transcendantal.
Mais ce Je transcendantal de l¹aventure intérieure débouche sur la nouvelle
alchimie du Nous transcendantal - celui de la révolution sociale devenue
socialisme global et planétaire. Il débouche, lui, par une nouvelle
transmutation, sur l¹humanité nouvelle où la société et l¹état ont
disparu.
Tout ceci au profit de la créativité et de ses créations pour chacun et pour
tous, qui ajoutent à la manifestation. La Terre, habitée par l¹humain
Nouveau enfin libre, est le lieu suprême d¹un univers transmuté où les
galaxies possibles et impossibles deviennent solidaires et non plus témoins
collectifs accidentels de la Terre, elle, lieu suprême du cosmique, de
l¹humain et du divin. L¹homme est plus que Dieu qui ignore le risque, mais
dont il dote l¹homme dans la création d¹Adam et d¹Eve. Mais le risque était
déjà présent dans le paradis par la présence de l¹interdit de l¹arbre de
la
connaissance du bien et du mal - promesse de l¹arbre de vie où l¹homme, s¹il
y goûte, devient semblable aux dieux.
Dieu, notre Seigneur, est le seigneur de tous les dieux, réels, mais non
réalité au sein des variétés de l¹univers, de ses galaxies, de ses étoiles,
du Soleil, de la Lune, donc du Soleil Noir et de la Lune Noire et de leurs
planètes, dont la Terre est le domaine exceptionnel et miraculeux par la
présence de l¹humain, mais demeure exceptionnelle de la dialectique qui
règne dans l¹univers et dans la société - la planète -, et du dialogue de
l¹humain où l¹homme est témoignage du miracle. La Terre - unique et
collective - est le lieu de l¹aventure intérieure du saint qui est
révolutionnaire à la conquête de la mort, et lieu de l¹aventure extérieure,
sociale, qui finalement précède les aventures intérieures.
Donc le révolutionnaire et le saint - non antagonistes mais complémentaires
- combattent tous les deux pour la liberté : visible et dialectiquement
invisible - chez le révolutionnaire qui lutte pour la liberté de
l¹existence, dont les combats dialectiques débouchent sur l¹essence seconde
chez le saint qui lutte pour la liberté de l¹essence dans l¹existence. Par
sa conquête de la mort, il débouche sur une existence transfigurée par la
résurrection - victoire sur la mort.
Victoire sur la mort qui trouve son incarnation nouvelle et immanente - et
non plus seulement transcendante - dans le corps glorieux pour l¹humain et
la Jérusalem céleste pour la Terre. La Terre - par la Jérusalem céleste -
est donc le lieu singulier du devenir universel, nécessairement socialisme
et personne pour l¹humain. La création et la manifestation sont les
situations complémentaires de la promesse qui va du terrain à la graine,
puis de la graine à la racine, puis de la racine à l¹arbre qui débouche dans
le milieu environnant du Ciel et de la Terre.
Arbre dégagé mais en relation avec le terrain. Puis on va de l¹arbre à la
fleur - qui est l¹incarnation de la jeunesse - et de la fleur au fruit - qui
en est la maturité. Maturité qui est encore jeune par la présence du grain
qu¹il contient. Donc, la fleur est la valeur et la réalité de la jeunesse
qui est maîtrise des Vertus réelles de l¹essence, et de la maîtrise des
valeurs réelles de l¹existence de la jeunesse, en passant par le devenir de
la maturation qui devient maturité extérieure - comme conséquence de la
maturité intérieure.
[ carnet 23, pages 1 à 17 ]