SOLEIL BLANC, LUNE BLANCHE


Le Soleil Blanc est terme objectif de toutes les présences, de tous les rapports, de toutes les relations, de tous les contacts, de toutes les jonctions, de tous les échanges, de toutes les circulations, de tous les ? [sic]. Il est terme d¹intégrité et de plénitude, de globalité et de composition, d¹état d¹authenticité, et d¹efficacité d¹opération d¹action, d¹¦uvre ou d¹¦uvres, de chef-d¹¦uvre ou de chefs-d¹¦uvre. La Lune Blanche est le terme subjectif de toutes ces situations dialectiques énumérées dans la page précédente. Le Soleil Blanc est global de l¹être local, et local objectif de la conscience et du conscient et du surmoi.

La Lune Blanche est globale successive de l¹être, et locale subjective de la conscience. Le Soleil Noir est le rapport de rapport subjectif de toutes les situations énumérées dans la première page, mais il est local subjectif de l¹être originel primaire et donné, et global subjectif de la conscience et de l¹inconscient, et local subjectif du subconscient et de l¹inconscient dont il est global, tandis que la Lune Blanche est globale du subconscient, et locale du subconscient. La Lune Noire est rapport de rapport objectif de la conscience globale, et elle est locale et objective de l¹être originel donné - mais dans sa psyché plus que dans son corps, de même que le Soleil Noir La Terre elle-même, au centre du thème, est le lieu unique, la demeure dont l¹être humain et sa conscience globale sont le véhicule chacun. Elle est aussi - plus et mieux que le Soleil Blanc et la Lune Blanche -, le lieu de l¹être originel local et de l¹être - global au terme des différentes mutations de la conscience -, et aussi le lieu éventuel de la conscience de conscience, de la conscience absolue de la conscience relative du Je transcendantal, et de l¹être global - qui couronne le Je transcendantal. La Terre est aussi le lieu de tous les Nous transcendantaux et de tous les humains au degré de l¹être global qui couronne chaque Nous transcendantal - fruit de la révolution qui est le socialisme atteint par l¹histoire et par la non-histoire du temps qualitatif et de l¹espace quantitatif, de l¹espace qualitatif et du temps quantitatif, de l¹intemporel qui est neutre - domaine de la gratuité absolue et de tous les hasards. Et la Terre est aussi - toujours et partout, ici et maintenant - objet et sujet de l¹éternité qualitative et de l¹infini qualitatif : mais elle doit passer par l¹¦uvre de l¹apocalypse qui fait accéder la Terre - par la parousie - à la situation de Jérusalem céleste.

Le Soleil Blanc est l¹archétype de la logique où son non-être, - l¹imagination - agit au profit de son être, - la raison . la Lune Blanche est l¹archétype de l¹analogie ou son non-être, - la raison -, agit au profit de son être - l¹imagination. La Lune Blanche - dans le Cancer - concerne l¹action du privé. Son non-être, - raison ou rationnel -, agit au profit de son être, - imagination ou irrationnel. Mais, dans le signe du Cancer, la Lune Blanche est action du privé, - sa croyance -, et l¹état du public, l¹opinion publique en état, tandis que le domicile nocturne de la Lune Blanche, - qui est le signe du Verseau -, concerne l¹action du public, son opinion à l¹état du privé, sa croyance. On persiste à croire que la Lune est seulement l¹imagination : or elle est l¹analogie, dans son archétype, et l¹imagination, dans son type. La Lune Blanche est un terme subjectif de rapports objectifs, tandis que le Soleil Blanc, - qui est la logique de son archétype -, est la raison - dans son type. Le Soleil Blanc est le terme objectif de rapports subjectifs. Le Soleil Blanc est action dans le signe du Lion. Il est l¹existence même de son archétype - la logique, mais dans le signe du Lion le Soleil Blanc est la logique - ou la raison - en action. Alors que dans son domicile nocturne du Lion, le Soleil Blanc est état de la logique et de la raison et, - étant état -, il est éventuellement lieu de la réaction déterminante par la logique et la raison, mais il est aussi passion déterminée de la logique et de la raison. Le rationnel est une situation de réaction en mesure, - limite -, tandis que dans la dialectique du rapport
rationnel
irrationnel
l¹irrationnel est en situation de passion déterminée et démesurée - donc illimitée. La vertu du rationnel - qui la domine, sera la mesure: d¹ou le fruit du rapport
mesure
rationnel
capable de dominer la démesure de l¹irrationnel, - l¹illimité ponctuel . Le rationnel est donc un Dragon dont l¹irrationnel est la Bête. Mais dans la raison, le Dragon l¹emporte toujours sur la Bête qu¹est l¹imagination négative - ou le principe en verbe négatif. Donc la logique est le fruit positif par victoire de la virtualité de la conscience du rapport Dragon-Bête, par résultat positif du rapport
raison
imagination
qui est analogie inversée en logique dans le Dragon, logique inversée en analogie en passion déterminée. De même, l¹analogie est le fruit positif du rapport
imagination
raison.

Irrationnel
Rationnel
dans l¹imagination qui est toujours démesure dans sa confrontation avec la mesure de la raison. Mais la raison est la sécurité
objectif
subjectif
- mesure -, alors que l¹imagination - démesure - est le risque
subjectif irrationnel
objectif rationnel.


[ carnet 36, pages 1 à 19 ]