TRAVERSÉE DES SIGNES DU ZODIAQUE


Le non-être, contraire de l'être, est non plus physique, mais métaphysique
qui met l'accent sur le principe statique en germe, puisqu'au commencement,
donc vertu statique de la surnature, alors que l'être est en germe dynamique
de l'action de la nature d'où vient la vie, mais toujours en germe et
passant de l'état de la nature et de la vie à leur action, mais toujours en
germe physique puisqu'il s'agit de l'être.

Le non-être, contraire de l'être, contraire de l'action en état, contraire
de l'action physique de l'être en germe en état métaphysique du non-être,
est toujours en germe, puisqu'il est commencement de l'état métaphysique
contraire au commencement de l'action métaphysique de l'être en germe. Donc,
le signe du Bélier est en essence, formation dans l'être, forme dans l'état,
en essence seulement et pas encore existence - et tout ceci pour le non-être
et pour l'être en situation unique seulement et pas encore collectif : c'est
au degré du signe du Taureau qu'on passe des vertus de l'unique aux vertus
du collectif - donc de l'ensemble. Ensemble dynamique au passage dynamique
de l'action de l'être, alors que c'est un passage statique de l'unique au
collectif statique, mais c'est le passage du dynamisme qui n'est que
naissance du Bélier au naître statique métaphysique du non-être dans le
Bélier et du physique dynamique de l'être du Bélier. Je rappelle : passage
de la forme de l'état, qui est aussi virtuel du passage contemporain de la
réaction statique déterminante statiquement, à la passion statique
déterminée - on est donc passé du naître de la vie et de l'esprit à la
naissance de la vie et de l'esprit dans la substance qui est potentielle,
état de l'être ici statique du déterminant venant de son être qui a pour
origine le statisme déterminé du non-être.

Le physique de l'être en action à son commencement est témoignage du naître
de la parole, alors que pour le non-être en état, en réaction et en passage
du non-être, il s'agit de la parole physique et dynamique, de l'action de
l'être à l'état du non-être - donc parole métaphysique en état -, ou du
silence qui est passage de la parole dynamique physique et vivante du
commencement de l'action de la parole physique en action, au naître du
commencement du germe de la parole tue du non-être qui est, par analogie,
parole écrite du naître. Tout le signe du Bélier est l'essence, étant être
seulement à son origine, au stade du naître de l'essence de la vie et de
l'esprit, ce qui devient naissance au passage du signe du Bélier au signe du
Taureau où la vie et l'esprit, contemporains de la nature en action de germe
dans l'être, et de la surnature dans le non-être en état, donc passage du
germe du physique en action dans l'être du Bélier au non-être en état ou
réaction déterminante statique et de la passion déterminée et statique.

Passage de l'essence en action physique en germe et en action physique de
la parole vivante en germe de l'être du Bélier à l'état métaphysique, aussi
action et accession du non-être du Bélier qui passe du germe de la parole
vivante, en action de vie du Verbe de l'être du Bélier au germe en état
métaphysique - donc de la parole tue -, mais accession au germe du silence
habité par le principe qui peut devenir germe de l'écriture. Le passage du
signe du Bélier au signe du Taureau est passage du naître - donc de
l'essence de la vie et de l'esprit en germe et en virtuel - à la naissance,
dans le signe du Taureau, du germe de la vie et de l'esprit en essence, en
naissance de la substance venant du naître de l'essence de la vie et de
l'esprit. Donc les signes du Bélier et du Taureau ne sont pas des signes
d'existence, mais le passage de l'unique en action dans l'être, et de
l'unique en état dans le non-être, au collectif de la substance, dépassement
de l'essence du signe du Bélier, et substance en action de l'être du
Taureau, et en état dans le non-être du Taureau : d'où le passage de
l'action physique, vivante, du germe de la parole du Verbe à l'état
métaphysique en germe du non-être - l'état métaphysique du non-être étant
aussi l'avoir physique en germe du non-être de l'être physique de l'être du
Bélier, dans le passage de l'être physique en germe du Verbe en essence et
en naître seulement, et seulement uniques tous les deux, au passage, dans le
signe du Taureau, de l'être physique qui n'est plus en germe, qui n'est plus
naître mais naissance, et qui est passage de l'essence à sa substance, mais
passage de l'être physique en action dans le Bélier, en être état dans le
Taureau, et de l'avoir statique de l'essence statique et unique du naître,
au passage collectif de la substance statique de la naissance - d'où la
valeur de conversation et du troupeau statique du Taureau qui devient
capital de l'être et de l'avoir - où la substance statique devient
nourriture statique dans le Taureau. Dans le passage du Bélier au signe du
Taureau, on passe de l'ignorance qu'on est, par le naître originel en germe
à l'unique, au collectif statique de la connaissance.

On passe de l'essence qu'on est à la substance qu'on devient, parce que le
signe du Taureau est le successeur du devenir toujours révolutionnaire dans
son Principe et dans son Verbe. Le signe des Gémeaux est dépassement du
signe du Bélier et du signe du Taureau, du fruit au devenir révolutionnaire
dans son principe et dans son Verbe, et qui intensifie son état et son
action toujours dynamique et déterminant dans le déroulement de la
succession des signes. Le signe des Gémeaux est non plus soumission du
non-être à l'être, mais leur rencontre respective dans la situation de
conjonction de leur confrontation - perspective de leur valeur. L'essence du
Bélier, devenu substance de l'essence - donc matière encore informe dans le
signe du Taureau -, devient confrontation de l'essence et de la matière - sa
contradiction dans la complexité de confrontation de leurs valeurs
respectives ou de leurs vertus respectives. On est passé de l'essence - qui
est encore milieu de l'essence - à son terrain dans la substance et la
matière plastique - mais encore informe - du Taureau. Dans le signe des
Gémeaux, on assiste à la conjonction égale du milieu et du terrain, Pollux
étant le témoignage du milieu de l'essence - donc fils du Dieu Jupiter et de
Léda, céleste et métaphysique -, conjonction qui devient, avec Castor,
témoignage du terrain de l'essence, mais témoignage physique et terrestre,
fils du roi Tyndare et de Léda.

Donc Castor et Pollux sont devenus contradiction transfigurée en
confrontation, dont le fruit est leur fraternité, chacun étant le même de
l'autre, donc transcendance de transcendance, c'est-à-dire une immanence
dans leur situation de fraternité : une immanence qui a ses deux
transcendances dans leur père et dans leur mère, et qui devient l'immanence
parce qu'ils sont le fruit de leur gestation commune et collective de
l'unique ovule fécondé par le mari Tyndare - physique - et par l'amant qui
est le Dieu Jupiter - donc l'amant métaphysique puisque divin par rapport à
Tyndare, le mari, qui est physique. Jupiter est le réel amant dont Tyndare
est la réalité physique du mari.

Castor, fils du mari corps physique, est mortel ; mais Pollux, fils de
l'amant divin corps métaphysique - donc âme incarnée dans le cygne où
Jupiter fonde sa transfiguration jusqu'à sa transmutation -, est immortel.
Pollux, à la mort de Castor, demande à Jupiter de rendre Castor immortel, et
Jupiter accepte, à condition - d'abord - d'une succession de mortalité et
d'immortalité de chacun des deux frères : cette situation de succession de
réel - période d'immortalité - et de réalité - période de mortalité - arrive
à dépasser cette succession de transcendances alternatives, par sa décision
d'immanence où il décide du passage de succession de réel et de réalité,
d'essence et d'existence (six mois chacun) en simultanéité d'essence seconde
: de la situation d'essence première et d'existence successive, en
simultanéité finale d'essence seconde et ultime pour les deux frères
ensemble en état d'étoiles - chaque étoile étant non-être en l'absence
d'être. Mais ils deviendront être et non-être, lorsqu'ils s'incarneront dans
un corps physique, dans la situation où ils éprouvent les vertus
d'hospitalité successive des familles où ils témoignent la confrontation
d'inconnus - eux - et des familles de connus : ils opèrent alors des
sanctions. Ces sanctions sont positives lorsque eux - inconnus (dialectique
des inconnus) - sont bien reçus par les connus, c'est-à-dire par les
différentes familles où ils s'invitent. Ces sanctions sont négatives lorsque
eux, inconnus, sont mal reçus par les familles inconnues où ils s'invitent.
Le signe des Gémeaux est alors le milieu dont le signe du Bélier était
seulement l'essence, et le signe du Taureau exclusivement terrain - et non
pas substance. Substance qui est la chair de notre corps pour l'être du
Taureau, et squelette de notre corps pour le non-être de notre corps
physique. Chair de notre corps qui est la réalité collective - comme le
Taureau -, notre substance en statique dans la chair, substance également
statique dans notre squelette. C'est au degré des signes des Gémeaux
qu'apparaîtront le rôle immanent des membres - qui étaient seulement
transcendants dans le corps du signe du Taureau, et seulement contingents
dans le corps de vie et d'esprit - seulement au degré de corps de l'essence:
ce qui fait que le corps de l'essence, - lieu de l'esprit et de la vie
-,trouve sa valence permanente, - fruit des vertus de la toute agressivité
naturelle de la vie, mais fruit aussi des vertus de paix statique dues au
rôle de l'esprit dans l'essence du corps de l'essence dans le Bélier qui
ignore et le pouvoir de la substance et le pouvoir de l'existence encore
informe, - mais pourtant transcendances respectives de la chair et du
squelette d'un corps et d'une matière informe - mais capable d'accéder à
l'immanence plastique d'un corps qui n'a pas encore atteint le degré de la
forme et qu'il n'atteindra que comme forme immanente et planète au signe du
Lion - qui est le signe de la naissance. Mais il y a entre le signe des
Gémeaux et le signe du Lion, le signe du Cancer, - lieu de fécondation de
l'action du spermatozoïde et de l'ovule, entraînant comme conséquence le
développement de la conception, - confrontation accomplie du spermatozoïde
et de l'ovule -, en gestation de l'embryon qui est une transcendance de la
conception, elle même transcendance de la rencontre du spermatozoïde et de
l'ovule : donc la gestation de l'embryon est une immanence dont le passage
au naître est l'immanence - or le signe du Cancer est la lieu de la
gestation permanente : ma tante qui vient de faire un gâteau dans le four, -
lieu de gestation de la cuisson -, profite que le four est encore chaud pour
faire une brioche : mais le gâteau et la brioche passent tous les deux d'une
conception originelle à la gestation permanente collective - et unique à
chaque fois, à l'immanence de leur naître. C'est au signe du Lion qu'on
accède au stade de la naissance, - transcendance du naître, et immanence de
la gestation dans le four: c'est le moment ou le gâteau et la brioche, - qui
sont nés -, passent, - de la cuisine ou ils ont connus la conception, la
gestation, et le naître -, à la naissance par le passage extérieur au studio
ou à la salle à manger ou on les consommera. On passe du Bélier au Taureau
par le passage de la signification et de l'émotion du Bélier, au sens et à
la sensation, - réel et réalité encore informelle, mais déjà plastiques. On
passera au sens et à la sensation formelle accédant à l'art, au signe du
Lion. Le signe du Bélier est déjà le signe des désirs uniques qui dépasse le
signe de la foi, - ignorance qu'elle est, mais capable par la
transformation, la transfiguration et la transmutation dont elle est
éventuellement capable en foi éclairée et éclairante. Le Bélier est le signe
des valeurs des désirs de la foi, à l'état dynamique. Il passe au signe du
Taureau ou se trouvent les valeurs des désirs et de la foi à l'état
statique, et donc aussi capable de transformation, de transfiguration, - et
de transmutation, mais en devenir révolutionnaire et statique qui est
surtout intérieur et éventuellement interne. le Taureau est un signe fixe,
tandis que le Bélier est un signe cardinal - donc dynamisme, et dynamisme
extérieur, mais pas externe.

Le signe des Gémeaux est le signe de la contradiction dialectique entre la
signification et le sens. Du moins, s'il atteint le degré de la qualité:
sinon, il ignore les significations et est l'endroit des diversités du sens.
C'est éventuellement un bon ou un mauvais avocat. Le signe des Gémeaux est
le signe des échanges, - c'est à dire de présence, de mise en rapport, de
relations et de contacts de la conversation ou du discours, - monologue
éventuellement -, mais aussi de communication, et même de communion - toutes
deux collectives ou uniques. Il peut même accéder à la qualité de contagion
révolutionnaire, collective ou unique. Le signe de la Vierge est le passage
du sens - éventuellement immanent au sens - , à la critique éventuelle du
sens du Lion, en passant par le scepticisme qu'il peut dépasser. Il peut
passer de la situation statique (signe fixe) de l'agir (signe de feu) du
signe du Lion, au faire dont il est le lieu de l'oeuvre, lieu du métier, du
service, passage de la formation à la forme du faire.


[ carnet 25, pages 3 à 37 ]