Notes de l'Introduction de Frater Hymeneus Beta X°


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(1) Crowley, lettre à Karl Germer, 21 juin 1947, inédit, Archives O.T.O.

 

(2) Dans la plupart des alphabets traitant les lettres comme des nombres, les lettres ABA valent quatre.

 

(3) The Confessions of Aleister Crowley, édition abrégée, par John Symonds et Kenneth Grant (Londres : Cape, et New York : Hill & Wang, 1969, réimpression Londres et New York : Arkana, 1989), p. 680. Ci-après citées comme les Confessions.

 

(4) Ibid. Un livre devant expliquer comment Le Livre de la Loi en vint à être écrit, agrémenté d'un commentaire, était spécifié dans Le Livre de la Loi lui-même, comme expliqué plus loin.

 

(5) Crowley employa cette méthode de collaboration toute sa vie durant, et cela donna naissance au meilleur de son œuvre. 777 Revised comportait en plus des commentaires sur les tables de correspondances ainsi que des essais explicatifs rédigés suite aux injonctions d'étudiants. Eight Lectures on Yoga (publié en 1939) était une série de conférences délivrées devant une audience publique. Le Livre de Thoth (publié en 1944) provient en partie des commentaires faits par Crowley à son étudiante, Frieda Lady Harris, la peintre des cartes du Tarot de Thoth. Dans Magick without Tears (paru à titre posthume en 1954), la relation étudiant-enseignant fournit la charpente du livre lui-même, puisqu'il s'agit du rassemblement de lettres d'instructions répondant à des questions précises posées par ses étudiants.

 

(6) Crowley, Livre 4, Partie II, Remarques Préliminaires. Plus d'une contrefaçon s'est depuis approprié cette orthographe, mais peu ont maîtrisé son emploi comme adjectif.

 

(7) Crowley employait le terme "suprahumain" ou "étranger", et non "extraterrestre" comme préfèrent certains commentateurs tardifs. Réduire l'acception de Crowley à "extraterrestre" implique un matérialisme subtil, comme pour suggérer que l'esprit Bartzabel habite littéralement la planète Mars. En tout cas, "suprahumain" inclut la meilleure catégorie "d'extraterrestres", cependant que la réciproque n'est pas nécessairement vraie.

 

(8) Nous suivons également un précédent dû à une publication antérieure des Parties I-III, intitulée Magick, éditée par J. Symonds et K. Grant. Les lecteurs remarqueront que, dans ses œuvres ultérieures, Crowley citait généralement la Partie III seule sous le titre Magick, plutôt que par son titre complet Magick en Théorie et en Pratique.

 

(9) Voir Jaan Puhvel, Comparative Mythology (Baltimore et Londres, Johns Hopkins UP, 1987).

 

(10) Lorsque le jeune Empire Persan traversa le Moyen-Orient jusqu'à l'Egypte, ce peut être un premier exemple de la synergie multiculturelle qui éperonna le développement de la magie. Consulter les travaux de Dame Francis A. Yates, spécialement The Rosicrucian Enlightenment et Giordano Bruno and the Hermetic Tradition, pour sa thèse au sujet de la magie de la Renaissance.

 

(11) Garth Fowden, The Egyptian Hermes : A Historical Approach to the Late Pagan Mind (Cambridge : Cambridge UP, 1985), p. 148.

 

(12) Crowley, Eight Lectures on Yoga (1939), "Yoga for Yellowbellies" IV : 3-4.

 

(13) Crowley, Berashith : an Essay on Ontology with some Remarks on Ceremonial Magic (1902), in Collected Works, vol. II, p. 233. "Béréshith" est le mot hébreu pour "au commencement", le premier mot de La Genèse dans La Bible.

 

(14) Crowley ajoute : "Voir Berkeley et ses interprètes, pour la version occidentale de cette banalité orientale." L'idéalisme subjectif de George Berkeley était un fondement de la philosophie de Crowley. L'Evêque Berkeley fut un récent néoplatonicien dont la dernière oeuvre, Siris, postule un "feu éthérique" unifiant le monde matériel et l'immatériel, qui "imprègne et régit le feu ou lumière élémentaire, servant d'esprit animal pour animer et faire marcher toute la masse, ainsi que tous les membres du corps visible." Cette conception est conforme à celle de la "lumière astrale" avancée par Lévi et Crowley, et débattue aux Chapitres 14 et 18 de la Partie III, ainsi que dans l'Appendice III.

 

(15) Crowley, Berashith, réédité in Collected Works, vol. II, p. 242.

 

(16) "Bien qu'on permette [au Novice] de choisir les pratiques qui l'attirent, on exige de lui qu'il manifeste une connaissance considérable de chacune d'entre elles." Editorial, The Equinox I(5) (1911), p. 3.

 

(17) Crowley n'ignorait pas cette imperfection, et il recensa deux théories ontologiques développées après que la Partie II ait été rédigée - la Formule 0 = 2 et la Disposition de Naples - dans une note manuscrite sur la page de titre d'un tapuscrit de la Partie III (TS2). Il avait apparemment l'intention d'inclure ces théories dans une révision ultérieure.

 

(18) Crowley, Béréshith. Comparez avec Hume, Dialogues sur la Religion naturelle, Partie VIII.

 

(19) Crowley, op. cit., p. 236.

 

(20) Pour les diagrammes de l'Arbre de Vie, voir Appendice V.

 

(21) Livre 4, Partie II, glossaire d'origine, au mot "sephiroth". Le "Sepher Sephiroth" est le "Liber D", un dictionnaire Qabalistique : voir Appendice I. La croyance d'après laquelle l'hébreu ou l'araméen était le langage hiératique primordial fut codifiée dans la tradition magique européenne par trois proches contemporains : Giovanni Picodella Mirandola (1463-94), Johannes Reuchlin (1455-1522) et Heinrich Cornelius Agrippa (1486-1535). A l'origine basé sur l'ancienneté de l'Ancien Testament, et augmenté d'emprunts à la Qabalah judaïque, ce dogme reçut l'appui de la linguistique et de l'épigraphie historiques, lesquelles démontrent que la plupart des alphabets occidentaux et proche-orientaux dérivent d'un prototype sémitique commun de 22 lettres.

 

(22) La Disposition de Naples est ainsi nommée car elle fut élaborée en cette ville circa 1923. Elle est fournie sous forme de tableau, et sous celle de diagramme, en Appendice V. Voir aussi The Book of Thoth (1944), pp. 30-34.

 

(23) Dessous ces trois sephiroth de la Triade Supernelle se trouvent les sephiroth 4 à 9 du Ruach, signifiant Esprit, centrées sur le Soleil en la sixième sephirah Tiphereth. Elles sont séparées de la Triade Supernelle par l'Abîme. Dessous l'Abîme, incluant le Ruach, se trouvent ce que Crowley nommait des "paires illusoires de contradictoires", pouvant être transcendées en appliquant chacune à son opposée, comme s'il s'agissait des termes d'une équation dont le produit est zéro (i.e., +1 + (-1) = 0), un principe que Crowley nommait la "Formule 0 = 2". Voir Crowley, Magick without Tears, lettre 5, Confessions, p. 275, et Le Livre des Mensonges, Ch. 11. Dans son commentaire au Liber 418, 21ème Ether, Crowley remarque : "Dans l'ontologie du Nouvel Eon, dont le premier théorème est 0 = 2, Kether n'existe que comme le Fils de tout Mariage d'un Hadit particulier avec un aspect particulier de Nuit. Il y a ainsi autant de Kether qu'il y a de possibilités positives. De plus, Kether n'est en aucun cas une Unité unique, car chaque Mariage produit un Jumeau. h +y  = h + v. [?] Il y a une "Troisième Entité" positive, un Kether ; et il y a une Extase, ou dissolution dans le Rien, dues au même Evénement. L'un est le résultat Magique, l'autre le résultat Mystique, d'un Acte d'Amour sous la Volonté."

 

(24) Crowley, The Book of Thoth, p. 14.

 

(25) Ces idées sont amplement traitées in Crowley, Little Essays Toward Truth. Le processus de la création est quelquefois décrit, dans les textes Qabalistiques, comme "L'Eclair de Foudre".

 

(26) Il est ici question de noms de grades de l'A..A... : voir plus bas note 35. La présente description ne traite que des "crises" centrales de la Colonne du Milieu de l'Arbre de Vie, et ne fait allusion qu'entre parenthèses aux grades intermédiaires. Ces grades sont décrits un par un dans l'Appendice II, "Une Etoile en Vue". Prendre chacune des Sephiroth tour à tour, via les sentiers qui les relient, forme ce que de nombreux textes Qabalistiques nomment le "Serpent de la Sagesse".

 

(27) Crowley, lettre à Frank Bennett, 12 février 1910, tapuscrit inédit, Archives O.T.O.

 

(28) Bien que Crowley ait fait l'objet de nombreuses biographies, une biographie fiable et objective reste à être publiée. Ses propres Confessions demeurent la meilleure référence courante. De nouvelles biographies de Crowley en préparation devraient remédier à cette situation.

 

(29) Mathers réclamait un droit au nom supprimé de MacGregor, celui d'un clan celtique des Highlands. Malgré l'absence de ce titre dans l'aristocratie écossaise, il se faisait appeler "Comte" MacGregor de Glenstrae.

 

(30) Pour le système G.D., voir "The Temple of Solomon the King" (plus loin abrégé en TSK), The Equinox I(3), 1910. Voir aussi Regardie, The Golden Dawn, édition révisée (St. Paul : Llewellyn, 1986) : cette édition contient un index. Une autre édition incluant des données supplémentaires est : The Complete Golden Dawn System of Magic (Phoenix, AZ : Falcon Press, 1984).

 

(31) Voir "Littérature Recommandée aux Aspirants", Appendice I. Cette remarque n'apparaît pas dans les éditions précédentes par suite d'une page manquante.

 

(32) Magick without Tears, lettre 52.

 

(33) Ananda Metteyya, Culture of Mind [The Training of the Mind], éd. par O.H. de A. Wijesekera (Colombo : Bouddha Sahitya Sabha, 1941), avant-propos de l'auteur de l'édition, p. i.

 

(34) Nous ne possédons que le compte rendu de Wijesekera (ibid.) et l'emploi par Bennett du nom MacGregor, comme preuves de son adoption par Mathers. Crowley le mentionne également, parfois, comme Allan MacGregor.

 

(35) Crowley changea par la suite les noms et attributions des grades liminaires de l'Aube Dorée lorsqu'il l'incorpora comme Ordre Extérieur de l'A..A... (dont la fondation est traitée ci-dessous). Le Néophyte devint Novice, le Zelator (Malkuth) devint Néophyte, et le Theoricus (Yesod) fut rebaptisé Zelator. Pour l'attribution des grades de l'A..A... à l'Arbre de Vie, voir Figure 22 E.

 

(36) Crowley, in "TSK", The Equinox I(1) (1909), p. 159, où il fournit des synonymes supplémentaires.

 

(37) Crowley, lettre à Gerald Kelly, s.d. [début 1900], Yorke Collection, Londres.

 

(38) Ou novembre. Crowley n'était pas certain du mois exact.

 

(39) Crowley obtint l'essence de l'Opération d'Abramelin lorsqu'il reçut le Huitième Ether de The Vision and the Voice, le 8 décembre 1909. Dans sa lettre adressée à Frank Bennett en février suivant (discutée plus bas en rapport avec une autre invocation du Saint Ange Gardien, le "Liber Samekh"), Crowley écrit : "Vous êtes assuré de ma plus profonde sympathie en ce qui concerne votre tentative de réaliser la Grande Opération d'Abramelin. Il est extrêmement important de ne négliger aucun de ses avertissements, car cette Opération est très dangereuse. Comme c'est arrivé - ou plutôt, comme ce fut ordonné -, un rituel basé sur les lignes de l'Abramelin fut Révélé au Maître en décembre dernier. Le rituel se réduit à 3 mois, et seule la dernière quinzaine nécessite une retraite absolue : son début est praticable par un homme vivant dans des conditions ordinaires, travaillant toute la journée." Lorsqu'il expédia à Bennett le rituel - intitulé "Liber 8" -, Crowley ajouta : "Vous remarquerez qu'il n'y a pas de franche allusion à la Convocation des Esprits. Mais quelque chose de cet ordre est nécessaire, en raison de quelque étrange loi. A peine a-t-on obtenu la Connaissance et Conversation du Saint Ange Gardien que l'on doit y aller et faire face à toutes les légions de l'Enfer." (Crowley à Bennett, 9 et 12 février 1910, transcription inédite, Archives O.T.O.).

 

(40) Oscar Johannes Ludwig Eckenstein naquit à Londres le 9 septembre 1859, d'un père allemand et d'une mère anglaise. Il alla à l'université, étudia la chimie à Londres et Bonn, et devint ingénieur des chemins de fer. C'était un avide collectionneur des oeuvres de Burton, il partageait le respect de Burton pour les coutumes indigènes, mais laissa peu d'indications précises et d'intérêt en ce qui concerne le mysticisme oriental. Crowley signale dans ses Confessions qu'il considérait les recherches magiques de Crowley, tout du moins celles de cette époque, comme des "sottises". Crowley considérait Eckenstein comme un grand adepte, le désignant sous le nom de Frater D.A. Il mourut le 8 avril 1921 à Oving, Angleterre.

 

(41) Crowley, journal, janvier-mai 1901, tapuscrit, Archives O.T.O.

 

(42) Pour les procès-verbaux des premiers exercices de méditation de Crowley, voir "TSK", The Equinox I(4), pp. 109-112. Crowley employait parfois les tatwas ici décrits pour des exercices de visualisation. Ces derniers, ainsi que certains exercices de visualisation d'Eckenstein, sont décrits dans le "Liber E", Appendice VII.

 

(43) Crowley, "TSK", The Equinox I(4), p. 124.

 

(44) Pour les procès-verbaux de cette période, voir "TSK", The Equinox I(4), pp. 150-167. Voir la Partie I pour ces termes.

 

(45) Crowley tenta, sans succès, de voir Bennett en 1903-04, et ils se rencontrèrent à nouveau en 1905. En 1908, Crowley rédigea un article élogieux sur la rentrée de Bennett en Angleterre pour fonder un Ordre Bouddhiste en Occident.

 

(46) Crowley, journal, juin-août 1903 E.V., tapuscrit, Archives O.T.O., remarques préliminaires. "Blossom and Fruit" fait allusion à The Blossom and the Fruit par Mabel Collins (1889).

 

(47) Crowley, "Time : A Dialogue between a British Sceptic and an Indian Mystic", Collected Works, vol. II, p. 267.

 

(48) Crowley, journal, juin 1903-février 1904 E.V., tapuscrit, Archives O.T.O.

 

(49) La première étant l'expérience de Crowley dans la Chambre du Roi de la Grande Pyramide l'année précédente ; et bien que fréquemment citée comme "L'Invocation Préliminaire de la Goetia", la seule connection de ce rituel avec la Goetia médiévale fut son inclusion dans l'édition qu'en livra Crowley en 1904. Voir Appendices IV et VIII.

 

(50) Dans la Partie IV, Crowley remarque que l'invocation employée fut probablement rédigée par Allan Bennett, ultérieurement revue par Crowley et publiée sous le titre de "Liber Israfel" ; voir Appendice VIII. Il existe également un rituel inédit intitulé "Rituel b2", rédigé au Caire durant cette période, sur le même carnet et dans la même calligraphie que "L'Invocation d'Horus". Néanmoins, ce ne pourrait être l'invocation employée le 18 mars car il emploie des éléments provenant de la traduction de la Stèle de la Révélation, qu'ils ne virent pas avant le 19 mars au plus tôt, et qui ne fut pas traduite avant le 23 au moins. Crowley annota ce rituel de la mention NG (probablement "no good" [NDT : pas bon]). Il n'existe pas de compte rendu explicite de son emploi lors de l'Oeuvre du Caire, bien qu'il s'agisse d'une invocation de Râ-Hoor-Khuit et accessoirement de Thoth. Voir Appendice VIII, "Rituel b2".

 

(51) Crowley, Magick without Tears, lettre 75.

 

(52) Dans une note à la traduction, Crowley remercie le personnel du Musée Bulaq pour la "traduction de la stèle dont la découverte mena à la création du rituel par lequel Aiwass, l'auteur du Liber L, fut invoqué." A la lumière de cette remarque, il est curieux que bien que le "Liber b2" présente de nombreux signes ramenant à la traduction de la Stèle, "L'Invocation d'Horus" n'en présente aucune influence.

 

(53) Carnet manuscrit B, 1904, Yorke Collection. Cette note fut omise par J.F.C. Fuller lorsqu'il inclua les carnets dans la partie appropriée de "TSK", ultérieurement publiée comme Chap. IV de la Partie IV du Livre 4 (L'Equinoxe des Dieux). Fuller ne cite pas la remarque au sujet de samadhi, mais suggère que la note était "d'une date certainement ultérieure", bien qu'elle semble en rapport avec l'entrée du 20 mars et laisse à penser que la transcription de la Stèle n'avait pas encore été effectuée. Il semblerait que cette note précède la dictée du Liber Legis.

 

(54) Intitulé à l'origine Liber L vel Legis, et fréquemment cité comme Liber AL (prononcé "el"), Liber Legis, ou Liber CCXX. Les circonstances de la réception du Livre de la Loi constituent le sujet de la Partie IV du présent ouvrage, et sont en outre traitées dans l'Appendice IX. Al ou 'El était le dieu principal du panthéon ugaritique, et un mot hébreu pour Dieu dans l'Ancien Testament (d'où vient 'Eloah, au pluriel 'Elohim).

 

(55) Nut est la déesse du ciel. Dans les mythes héliopolitains, elle est fille de Shu (dieu de l'air) et de Tefnut (déesse de l'humidité), et soeur de Geb (le dieu de la terre). De Geb, elle mit au monde cinq enfants : Osiris, Horoeris (Horus l'Aîné), Set, Isis et Nephthys. Consulter Barbara Watterson, The Gods of Ancient Egypt (Londres : B.T. Batsford, et New York : Facts on File, 1984), pp. 48-50. Elle est représentée sur la Stèle de la Révélation comme une femme déployée, en longue robe, courbée au-dessus de la terre qu'elle touche de ses pieds et de ses mains. Pour une reproduction de la Stèle de la Révélation, avec la paraphrase poétique de Crowley, voir les Figures 20 A-D.

 

(56) Behdet fut probablement le premier centre prédynastique du culte d'Horus, situé dans le delta occidental de la Basse-Egypte. Dieu céleste et martial, Horus de Behdet possédait à l'origine la forme d'un homme à tête de faucon, doté d'un arc, de flèches, et d'une lance à pointe triangulaire. Le nom sacré du Temple d'Horus à Edfou, un centre postérieur du culte d'Horus, fut Behdet, et d'autres centres cultuels adoptèrent ce nom. A Edfou, Horus était adoré sous deux aspects : celui d'Horus fils d'Isis, sous la forme d'un faucon, et sous celui d'Horus le Behdetite (ou Horbehutet), qui avait l'apparence d'un homme à tête de faucon, couronné de la double couronne d'Egypte, avec deux plumes et deux cobras sur la tête, portant une hache de métal, un harpon et une chaîne. Sous son aspect de défenseur de Râ, le dieu Soleil, il apparaît également sous la forme d'un disque solaire ailé traversant les cieux, chassant Set l'ennemi de Ré, et était nommé "celui-au-plumage-tacheté". Ibid., pp. 98-9, 104. Il apparaît sous cette dernière forme sur la Stèle de la Révélation. Crowley mettait rarement en relief les attributs égyptologiques traditionnels de ces divinités, et dans son commentaire au Liber 418, The Vision and the Voice, 2ème Ether, il remarque que "Hadit est moins un Dieu qu'une expression mathématique."

 

(57) Ré-Horakhty est un composé héliopolitain du dieu soleil Ré et d'Horus sous sa forme solaire, et son nom composé signifie Ré-et-Horus-des-Deux-Horizons (ou, sous une autre forme, Ré-et-Horus-de-l'Horizon). Il prend la forme d'un homme à tête de faucon surmontée du disque solaire. Voir Watterson, op. cit., p. 100. Il apparaît sous cette forme sur la Stèle de la Révélation.

 

(58) Norman Mudd, transcription de conversations avec Crowley au sujet du Liber AL, Archives O.T.O. : extraits publiés in The Magical Link I(10), nouvelle série (New York : O.T.O., 1988), p. 92.

 

(59) Confessions, p. 403.

 

(60) Mudd, op. cit.

 

(61) Confessions, p. 403.

 

(62) Voir Appendice III et "Ambrosii Magi Hortus Rosarum" (1902) in Collected Works, vol. II, p. 220. Le second fut "traduit" par Christeos Luciftias, i.e. Crowley, employant sa devise de 5° = 6.

 

(63) Liber Legis, III : 47.

 

(64) Ses Confessions racontent comment il éluda durant des années Le Livre de la Loi et ses implications.

 

(65) Cette note fut rédigée afin d'expliquer l'inclusion prévue du Livre de la Loi comme appendice (pp. 231-248) au Volume III de ses Collected Works. Les épreuves qui nous sont restées sont conservées au Henry Ransom Humanities Research Center, Université du Texas, Austin, datées du 24 septembre 1907. Les épreuves incluent cette note mais pas le post-scriptum explicatif de Crowley de 1909. Ce document comporte également les parties en prose de la "traduction du conservateur adjoint" de la Stèle de la Révélation, publiée à titre posthume en Appendice A des Holy Books of Thelema (Equinox III(9)). Il reproduit également l'intégralité des visions de Crowley des deux premiers Ethers Enochiens, qu'il avait déjà intitulés The Vision and the Voice.

 

(66) Voir les extraits de "TSK" publiés trois ans plus tôt en 1912, cités plus bas au Chapitre 6 de la Partie IV, où Crowley affirme clairement que Le Livre de la Loi n'est pas de l'écriture automatique.

 

(67) Crowley est à l'occasion critiqué par des auteurs traitant de l'Aube Dorée pour revendiquer la paternité du Liber 777, mais la première édition de 1909 fut publiée anonymement, Crowley en étant le "scribe" anonyme. Les tentatives pour attribuer sa paternité à S.L. Mathers sont tout aussi incorrectes.

 

(68) Eliphas Lévi Zahed naquit Alphonse Louis Constant en 1810. Crowley s'identifiait si totalement à lui qu'il traduisit simplement en anglais La Clef des Grands Mystères de Lévi pour répondre aux conditions de l'A..A... exigeant "une thèse exposant Sa [celle de Crowley] connaissance de l'Univers." Voir Lévi, The Key of the Mysteries, trad. Crowley, The Equinox I(10), supplément spécial, 1913. Dans son Liber Aleph, ch. 174, Crowley déclare que la Partie II de cette thèse était le Dogme et Rituel de la haute magie, ouvrage de Lévi qui fut traduit en anglais par Waite sous le titre Transcendental Magic. Crowley considérait cette oeuvre comme "le meilleur manuel pour débutants traitant des grandes lignes de la théorie et de la pratique magiques."

 

(69) Voir les références in "The Psychology of Hashish", Equinox I(2) (1909), et dans Béréshith.

 

(70) Lévi, Transcendental Magic, p. 205.

 

(71) Voir Partie III, Chap. XIV, et Appendice III.

 

(72) Confessions, p. 839.

 

(73) Ibid., p. 404.

 

(74) Voir Confessions, pp. 595-598 et "TSK", The Equinox I(10). Plus frappant encore est le destin ultérieur du manuscrit original du Livre de la Loi. Après la mort de Crowley, le manuscrit passa aux mains de son successeur Karl Germer, en Amérique, lequel décéda en 1962. En 1967, on déroba à sa veuve une importante partie des Archives de l'O.T.O. Après sa mort en 1975, l'O.T.O. obtint une décision judiciaire lui permettant de récupérer les Archives de l'O.T.O. restantes, mais le manuscrit du Livre de la Loi manquait, et était présumé volé. En 1984, le manuscrit fut retrouvé dans le sous-sol d'une maison de Oakland, Californie, par son nouveau propriétaire, Tom Whitmore. Ne se doutant guère de sa véritable importance ou de sa vraie valeur, il demanda l'avis d'un ami qui se trouvait être un initié de l'O.T.O. Même lorsqu'il fut instruit de sa grande valeur, il le restitua généreusement à l'O.T.O., suivant les conseils d'Israel Regardie et d'autres personnes. Le manuscrit a été récemment rephotographié pour la Partie IV de cette édition.

 

(75) D'après une note manuscrite de J.F.C. Fuller sur un exemplaire du Livre 4, Partie I, Yorke Collection, Londres, Leila Waddell était à moitié maori, ce qui explique en partie son apparence frappante. L'on trouve des photos d'elle dans Le Livre des Mensonges (1913) et dans divers numéros de The Equinox.

 

(76) Liber CXI vel Aleph, the Book of Wisdom or Folly, Chapitre Ez, p. 137.

 

(77) Confessions, pp. 665-675. Une note du Livre 4, Partie III, Ch. 12, date précisément un passage de la Partie III de l'été 1911. Cette date est problématique, car elle précède la rédaction des Parties I-II, de même que les débuts du projet Livre 4 dans l'Oeuvre d'Abuldiz fin 1911, lesquels seront tous deux traités plus bas. Ou cette note fait confusion entre 1911 et 1912, ou le texte fut à l'origine rédigé à une autre fin durant l'été 1911, pour être ultérieurement incorporé au Livre 4. Une seconde note en bas de page de la Partie III, Ch. 10 [NDT : note 9], date un autre passage de 1911, mais ne précise pas le mois. Son contexte laisse à penser qu'il fut probablement rédigé au mois de décembre avec Mary Desti durant l'écriture du Livre 4, Parties I-II. Il est ainsi possible que le matériel inutilisé dans les Parties I-II ait été incorporé à la Partie III.

 

(78) The Equinox I(7), p. 419. Le poème affirme que Waddell avait passé 26 ans alors qu'en vérité elle avait passé 31 ans. Crowley décrit brièvement son été avec Leila Waddell in "L'Enthousiasme Galvanisé", The Equinox I(9), p. 20, signalant : "...je vivais, en excellente santé, avec la femme que j'aimais. Sa santé était toutefois inconstante, et nous étions tous deux continuellement soucieux."

 

(79) Crowley, commentaire au Liber Legis, I : 15, in Magical and Philosophical Commentaries on the Book of the Law, éd. par Symonds et K. Grant (Montréal : 93 Publishing, 1974), p. 103.

 

(80) Nous présentons les extraits de "L'Oeuvre d'Abuldiz" relatifs au Livre 4 et aux instructions ayant mené à son élaboration ; les citations non attribuées dans le compte rendu délivré ci-dessous proviennent d'un tapuscrit inédit de cette oeuvre (Archives O.T.O.). Il y a des indices permettant de penser que la narration qu'en fit Crowley dans ses Confessions fut effectuée sans le secours du véritable compte rendu de l'opération. Crowley avait également l'intention de narrer cette opération dans le Livre 4, comme le prouve son renvoi dans une note de l'Appendice III.

 

(81) Il s'agit du compte rendu figurant au Chapitre 6 de la Partie IV.

 

(82) Confessions, p. 676. Dans The Confessions, Crowley cite Duncan comme "Lavinia King" et Mary Desti comme Soror Virakam. Une variation sur cette anecdote, ainsi que d'autres éléments biographiques, sont employés dans le roman de Crowley intitulé Moonchild (Liber LXXXI), où Desti sert de modèle à l'héroïne "Lisa la Guiffria".

 

(83) James Curtis, Between Flops : A Biography of Preston Sturges (New York : Limelight, 1984), p. 8. Voir également Preston Sturges by Preston Sturges, éd. par Sandi Sturges (New York : Simon and Schuster, 1990).

 

(84) Elle bénéficiait de la rare distinction d'être surnommée Kundry par Frau Wagner elle-même, à Bayreuth.

 

(85) C'est sous le nom de Mary d'Este Sturges qu'elle était connue dans le milieu de Crowley, ou Mary d'Este après son divorce. Crowley la décrit comme un "mélange de sang italien et irlandais", mais sa noble lignée italienne relevait de la vanité sympathique. Lorsqu'elle fonda la "Maison d'Este", sa parfumerie parisienne, la famille d'Este la menaça d'un procès pour usage de leur nom. Elle changea son nom en Desti, et c'est sous le nom de Mary Desti qu'elle est mieux connue de nos jours.

 

(86) Mary Desti rédigea un ouvrage narrant ses expériences avec Isadora Duncan, ouvrage incluant certaines données autobiographiques, The Untold Story : The Life of Isadora Duncan 1921-1927 (New York : Horace Liveright, 1929). Une terrible ironie de leur relation fut que l'écharpe qui tua accidentellement Duncan était un cadeau de Desti.

 

(87) Confessions, p. 677.

 

(88) Ibid. L'opinion de Crowley est confirmée par la comparative clarté de travaux ultérieurs menés avec d'autres Prostituées, telle "L'Oeuvre d'Amalantrah" en 1918 E.V.

 

(89) Qelhma est la première édition des Livres Saints de Thelema. "Celui qui n'est pas Né" est "L'Invocation Préliminaire de la Goetia", livrée en Appendice VIII. Les conjurations de Dee ont été publiées dans le "Liber 84". Le "Sepher Sephiroth" est le "Liber D", un dictionnaire Qabalistique. The Canon est l'oeuvre de William Stirling portant sur la Qabal grecque, dont la première édition fut publiée anonymement en 1897 ; le lexique est une première forme du "Liber 1294, La Qabal Grecque". "The Temple of Solomon the King", in The Equinox I(7), est le récit de l'Oeuvre du Caire, republié dans le Livre 4 comme Chapitre 6 de la Partie IV. Il inclut "L'Invocation d'Horus" et "Le Livre des Résultats".

 

(90) Confessions, p. 677.

 

(91) [Lat., "Dont le nom est Nemo [lit. 'nul homme'], Frère de l'A..A... est présent."]

 

(92) Il existe une possible confirmation de la véracité d'Abuldiz, car la Clé Qabalistique du Liber Legis est 31. Le manuscrit de "L'Oeuvre d'Abuldiz" était l'un des divers carnets donnés à Charles Stansfeld Jones durant la période américaine de Crowley. Le tapuscrit restant, conservé dans les Archives de l'O.T.O., figurait jadis dans les papiers de Jones. Si la Clé fut communiquée à Crowley sept ans avant la découverte d'Achad en 1918-19, cela constituerait un exemple de corroboration indépendante sur laquelle insistait Crowley. Crowley ne le remarqua jamais, du fait qu'il n'avait pas le compte rendu de l'opération à l'époque où Jones, en sa possession, lui délivra la Clé en 1919 E.V.

 

(93) Crowley nota : "Très bien. S.D.A. est morte."

 

(94) Dans la meilleure tradition Rosicrucienne, l'existence réelle de Soror S.D.A. est encore débattue à ce jour.

 

(95) A la lumière de l'erreur de calcul (Naples totalise 226 et non 216), il est intéressant de noter qu'Abuldiz n'affirma pas "216" pour Naples, leur destination finale.

 

(96) Dans ses Confessions, p. 678, Crowley écrit : "Nous devions aller à Rome et au-delà de Rome, bien qu'il ait refusé de nommer l'endroit exact," mais en fait le compte rendu précise Naples.

 

(97) Crowley écrivit que "pour la première fois il expédia un message directement dans ma propre conscience. 'Tu le reconnaîtras au-delà de toute possibilité de doute ou d'erreur,' me dit-il. En même temps une image me vint à l'esprit, un coteau sur lequel se trouvaient une maison et un jardin où l'on distinguait deux grands noyers de Perse." Op. cit., p. 678. Au terme de ce dernier travail consigné, un autre rendez-vous fut fixé avec Abuldiz, mais il n'existe aucune indication précise permettant de penser qu'il eut bien lieu.

 

(98) Crowley, op. cit., p. 679.

 

(99) Op. cit., p. 678. Voir Sturges, op. cit., p. 77, où il fait remarquer que "le fait que Crowley me désigne comme "le morveux" ne me gêne pas car, par rapport à la manière dont je parle de lui, c'est un compliment."

 

(100) Crowley, op. cit., p. 679.

 

(101) Sturges, loc. sit.

 

(102) Confessions, p. 680.

 

(103) Pour le "Liber Jugorum", voir Appendice VII.

 

(104) Sturges, op. cit.

 

(105) Confessions, p. 680.

 

(106) Crowley, The Magical Record of the Beast 666, éd. par John symonds et Kenneth Grant (Montréal : Next Step / 93 Publishing, et Londres : Duckworth, 1972), p. 145.

 

(107) Voir la Note Préliminaire de la Partie III.

 

(108) Mary Desti mourut de leucémie à New York en 1931. Son fils Preston Sturges (1898-1959) devint un fameux dramaturge et scénariste, largement considéré comme le meilleur metteur en scène de comédies dans le Hollywood des années 40.

 

(109) Crowley à Gerald Yorke, 27 octobre 1928, tapuscrit inédit, Archives O.T.O. Bien que l'O.T.O. dérive historiquement de la Franc-Maçonnerie et soit en harmonie avec ses idéaux, il ne "crée" pas des Maçons au sens où l'entend la Franc-Maçonnerie.

 

(110) Theodor Willson Reuss (1855-1923) fut le second Frère Supérieur de l'O.T.O. Voir Ellic Howe (avec Helmut Möller), "Theodor Reuss and Irregular Freemasonry in Germany 1900-23". Ars Quatuor Coronatorum 91 (Londres, 1976). Voir aussi Möller et Howe : Merlin Peregrinus : Von Untergrund des Abendlandes (Würtzburg : Könighausen and Neumann, 1986).

 

(111) Crowley, "The Revival of Magick", The International XI (11), New York, nov. 1917, p. 332. Voir aussi Crowley, The Revival of Magick and Other Essays (Oriflamme 2) (York Beach : Weiser, sous presse).

 

(112) Crowley réalisa ceci indépendamment lorsqu'il acheva son opération d'Abramelin sans l'assistance du dispositif rituel prescrit, alors qu'il voyageait en Chine du Sud, 1905-06. Le Tantra indien enseigne une doctrine similaire en rapport avec le yoga sexuel. La section du Tantraloka concernant les états de kulayaga affirme que la pratique "ne nécessite aucun cercle sacrificiel, fosse à feu, purifications rituelles, bains... bref, aucun des objets et instruments généralement reliés à ces rites." Abhinavagupta, Tantraloka XXIX : 8, cité in Lilian Silburn, Kundalini, the Energy of the Depths (Albany, NY : SUNY Press, 1988).

 

(113) Crowley ajouta dans une note : "A part sa valeur pour ce qui est d'obtenir 'l'unité-de-pénétration'."

 

(114) "An Initiated Interpretation of Ceremonial Magic, " in The Goetia (1904), pp. 1-3, édité par Crowley.

 

(115) Comparez avec le concept de "set and setting" dans la littérature scientifique portant sur les expériences avec les drogues psychédéliques.

 

(116) "Postcards for Probationers", The Equinox I(2) (1909), p. 199. D'autres textes précoces de Crowley relatifs à la philosophie du Yoga et de la Magick incluent son essai "The Psychology of Hashish", The Equinox I(2) (1909), et des parties de "The Temple of Solomon the King" rédigées par J.F.C. Fuller in The Equinox I(4) (1910). Le premier est sans doute l'un de ses meilleurs essais et il est souvent négligé en raison de son titre. Le second est plus inégal ; dans une note sur son exemplaire de The Equinox, Crowley écrivit : "J'étais vraiment désolé d'avoir à faire imprimer cette lavasse diffuse, verbeuse, désordonnée, boursouflée, inachevée, mal appréhendée (je ne pouvais supporter 1% des adjectifs désirés par Fuller!). Par la suite (1924 E.V. [sic]), il retrancha toutes les parties utiles - celles provenant de mes manuscrits - et publia ce qui restait, par l'entremise de Wm. Rider sous le titre Yoga [1925]. Un vol, une stupidité insolente et grotesque."

 

(117) Magick without Tears, lettre L.

 

(118) Le manuscrit holographe de la main de Leila Waddell se trouve dans la Yorke Collection, Londres, il comprend dix-huit chapitres. Yorke attribuait le manuscrit à Mary Desti, mais l'écriture est celle de Leila Waddell.

 

(119) Comme nous le verrons, Crowley en vint à considérer ceci comme un déséquilibre, qu'il s'efforça ultérieurement de corriger.

 

(120) Magick without Tears, lettre L. Leila Waddell servit de Grand Secrétaire Général de l'O.T.O. anglophone au moins jusqu'en 1915. La biographie à paraître de Frank Bennett par Keith Richmond révèle que Waddell retourna en Australie au début des années 20 après plusieurs années passées en Amérique. A la fin de sa vie, elle enseigna le violon dans un couvent et mourut à Sydney le 13 septembre 1932, à l'âge de 52 ans, à la suite d'une "longue et douloureuse maladie".

 

(121) Le Chapitre 0 du texte définitif était à l'origine le Chapitre 1 du manuscrit. De même, le Ch. 1 était le 2, le Ch. 2 était le 3 (intitulé à l'origine "La Formule de la Baguette"), le Ch. 3 était le 4, le Ch. 5 était le 6, le Ch. 6 était le 8, le Ch. 7 (qui devait s'intituler "La Formule de Vitriol") ne figurait pas dans le manuscrit, le Ch. 8 était le 9, le Ch. 9 était le 11, et ce qui devint le Ch. 11 du livre n'était pas rédigé. Les Chapitres 10, 12, 13 et 14 correspondaient, mais le Chap. 15 du livre était le 16 dans le manuscrit, et le Chap. 16 (Partie 2) n'était pas rédigé. Les Chapitres 17, 18 et 19 correspondaient, mais les Chapitres 20, 21 et 22 du manuscrit ne furent jamais écrits. Cependant, le nombre de 22 chapitres dans le sommaire du manuscrit confirme qu'une structure de 22 chapitres était déjà prévue lors d'une première phase. Beaucoup de chapitres achevés dans le manuscrit furent considérablement développés lors de révisions ultérieures, comme discuté ci-dessous.

 

(122) Il peut être utile aux lecteurs de lire la description des Atouts du Tarot dans Le Livre de Thoth de Crowley en rapport avec tel ou tel chapitre, du même nombre, de la Partie III.

 

(123) Dans sa révision finale, de nombreuses citations de Frater Perdurabo devinrent celles du Maître Therion.

 

(124) Confessions, p. 681. Le plus vieux des tapuscrits conservés date de septembre 1921 (TS1), et semble avoir été le fruit de trois révisions successives. Ce tapuscrit n'ayant pas été totalement redactylographié, les preuves matérielles (e.g. le papier et la dactylographie de ses diverses parties) fournissent les éléments d'une chronologie provisoire. La première révision eut lieu assez tôt, sans doute dès 1913. Dans cette révision, les chapitres furent réarrangés à partir de l'ordre du manuscrit, et au moins certaines parties des quatre chapitres manquant dans le manuscrit furent rédigées - Chapitre 7 (§I-III), tout le Chapitre 11, Chapitre 20 (§I) et tout le Chapitre 21. Egalement le Chapitre 8 (§I), le Chapitre 16, Partie II (§I-IV) et le Chapitre 18 (tout le §I, le paragraphe commençant par "Cette mise à l'épreuve des esprits", six paragraphes commençant par "Ceci dit, aussi infructueuse votre sortie du corps" jusqu'à "du monde auquel il appartient", et tout le §II) furent ajoutés. Le manuscrit fut ensuite dactylographié au propre. La seconde révision eut lieu quelque part entre 1913 et 1921, lorsque de nouveaux passages furent rajoutés, sur du papier différent et dans une dactylographie différente, dont le supplément au Chapitre 0 intitulé "Plus avant dans l'Univers Magique", le Chapitre 11 (§2), le Chapitre 16, Partie II (§5), le Chapitre 17 (depuis "La véritable condition du progrès est certes" jusqu'à la fin du chapitre) et le Chapitre 18 (§III). La troisième révision de 1921 est traitée plus bas.

 

(125) Mary Butts (1890-1937) est née à Salterns dans le Dorset. Elle rédigea des romans, des essais, de la poésie, des nouvelles, des études historiques ainsi que ses mémoires. Ses oeuvres sont actuellement réévaluées et rééditées après des années d'oubli.

 

(126) Crowley réalisa assez vite que : "Je suis plus certain que jamais que la cocaïne n'est en aucun cas positive, sauf en très petites doses & très rarement. Cette 'prolongation de l'agonie' ne fait que me transformer en un pénible, verbeux et prolixe débiteur de foutaises." Crowley, journal inédit, 25 juillet 1921.

 

(127) Confessions, p. 922. L'ordre des appendices ici décrit fut modifié ultérieurement. L'invocation que Crowley employa pour sa propre accession fut "L'Invocation Préliminaire" publiée in The Goetia (1904), tirée de sources G.D. elles-mêmes issues d'un papyrus de la fin de l'antiquité, conservé au British Museum. Voir l'Appendice VIII pour le texte original grec et la première révision de Crowley. Pour le "Liber Samekh", voir Appendice IV.

 

(128) Un maçon du Lancashire. Bennett joignit l'A..A... en Angleterre le 12 mars 1910, adoptant la devise "Sapientia Amor Potentia" [Lat., littéralement "sagesse, amour, puissance"]. Il émigra peu après en Australie où il cofonda l'O.T.O. australienne. Il occupa plus tard la fonction de Grand Maître National, sous le nom de Dyonisos X°.

 

(129) Voir Confessions, édition abrégée, p. 73. Une comparaison de la façon de traiter Satan par Crowley avec celle de William Blake est utile. Dans "Le Mariage du Ciel et de l'Enfer", Blake écrit : "Le Messie ou Satan ou le Tentateur était jadis conçu comme l'un des Antédiluviens qui sont nos Energies."

 

(130) Crowley, 777 (1909), p. ix ; voir aussi 777 revised (1955), p. xiii. La conception de Satan comme force spirituelle aux prises avec Dieu implique un dualisme étranger à la tradition prophétique hébraïque, un résultat de l'influence de l'eschatologie iranienne et du mysticisme apocalyptique qui devait plus tard culminer dans le Nouveau Testament.

 

(131) Bien que le nom apparaisse en premier lieu dans les Chroniques I, XXI : 1, Satan se manifeste tout d'abord comme une entité surnaturelle dans Zacharie, III : 1-2 ; voir W.O.E. Oesterley et Theodore H. Robinson, Hebrew Religion (Londres : Society for Promoting Christian Knowledge, 1937), p. 319. L'auteur signale que "Satan y apparaît comme l'un des anges, il n'est pas encore un esprit mauvais mais une entité surhumaine dont la fonction spéciale consiste à accuser les hommes devant Dieu." L'anthropologue Weston La Barre soutient que le satanas était l'avocat de la défense dans la société hébraïque primitive. "Le satanas ou 'adversaire' était un fonctionnaire judiciaire siégeant à la cour du cheikh traditionnel présidant comme juge, une sorte 'd'avocat du diable' ou protagoniste de l'accusé." The Ghost Dance : Origins of Religion (Londres : Allen & Unwin, 1972), p. 599.

 

(132) Crowley, The General Principles of Astrology (en préparation). Shaitan est un mot arabe à l'étymologie incertaine, ne signifiant pas une seule entité comme le Satan hébreu mais plutôt les esprits mauvais en général. Il est une étymologie qui considère le mot arabe comme emprunté au Satan hébreu. Une autre fait dériver shaitan de shyt, "la chaleur du soleil" : ces deux sens s'accordent avec l'emploi que Crowley fait du mot dans le Livre 4. Il est tentant de rechercher l'étymologie de Satan comme de Shaitan dans la divinité égyptienne Shai (Shay ou Shait), le dieu du Sort ou du Destin. Sous sa forme primitive, Shai est apparenté à Set, et est "l'accusateur" lors de la Pesée du Coeur dans Le Livre des Morts. Shai prit ultérieurement la forme d'un serpent, et fut à la fin de l'antiquité identifié à l'agathodaemon, comme ange gardien bienfaisant. Comme le Satan hébreu, Shai fut alternativement considéré avec respect et crainte selon les périodes. Cependant, les étymologies de noms d'emprunt basées sur des ressemblances entre noms sont souvent erronées.

 

(133) Citation du Livre 4, Partie III, Ch. 5. En outre, Crowley assimile parfois ce complexe de dieux à Hadit, le disque solaire ailé, mais il convient de noter que dans la théogonie égyptienne, Hadit (ou Horbehutet), loin d'être identifié à Set, était la forme d'Horus responsable de la destruction de ce dernier.

 

(134) Partie III, Chap. 21 : y voir aussi la note 5. Crowley mentionne fréquemment Aiwaz dans ses lettres et écrits d'après Cefalu, mais jamais en rapport avec Shaitan ou Satan. Il conserva les passages avec cette identification lorsqu'il publia la Partie III en 1929-1930, et la Partie IV en 1936. Cependant, il n'employa jamais le composé "Shaitan-Aiwaz" préféré de son commentateur posthume Kenneth Grant.

 

(135) Crowley, The Book of Thoth (1944), p. 100, au sujet de l'Atu XIII, "La Mort".

 

(136) Op. cit., p. 106. Crowley renvoie les lecteurs à son commentaire du "Liber V vel Reguli" : voir Appendice VI, infra.

 

(137) Citation de la Partie III, Ch. 5.

 

(138) Citation de la Partie IV, Ch. 7.

 

(139) Le Frère mentionné est Samuel Aiwaz Jacobs, dont on parle dans l'Appendice III.

 

(140) Comme leurs parents, les "chaldéens" kurdes, les Yezidis (ou Yazidis) constituent une survivance culturelle de vieilles cultures mésopotamiennes. La principale divinité des Yazidis se nomme Melek Ta'us ; on les appelait adorateurs de shaitan (i.e. adorateurs du diable), terme péjoratif employé par leurs voisins arabes hostiles. Quelques années après que Crowley ait rédigé ces passages, il y eut un vif débat académique au sujet de l'ancienneté du nom divin yazidi Ta'us. Certains érudits estimaient que Ta'us dérivait de Tammuz, un dieu suméro-akkadien de la végétation et un jeune dieu solaire assyrio-babylonien équivalent au grec Adonis. Dans son Devil Worship : The Sacred Books and Traditions of the Yezidiz (Boston : Richard Badger, 1919), pp. 147 ff, Isya Joseph élabora une longue réfutation, faisant dériver le nom de l'arabe ta'us, "paon", l'étymologie aujourd'hui admise. Joseph remarqua également que "parmi eux, l'ancien nom pour Dieu est Azd, et de celui-ci est dérivé le nom de la secte." Ibid., p. 94. Crowley fut peut-être mis au courant de ces théories par son correspondant Samuel Aiwaz Jacobs, et elles pourraient constituer la base de sa thèse citée plus haut. Dans le présent contexte, il est intéressant de noter que E.S. Drower signale dans Water into Wine (Londres : Murray, 1956), pp. 37-39, que les Yazidis célèbrent leur nouvelle année par une fête de trois jours "vers le milieu d'avril", ce qu'elle relie aux rites sumériens et babyloniens : consulter aussi son Peacock Angel (Londres : Murray, 1941). A la suite des travaux de Kenneth Grant, commentateur de Crowley, certains étudiants tiennent pour établi que les Yazidis employaient le nom Shaitan dans leur culte ou, pire encore, soutiennent que Shaitan était le nom d'une divinité sumérienne.

 

(141) Crowley, introduction au Commentaire du Liber Legis (tapuscrit, Archives O.T.O.) ; le passage cité provient d'une partie inédite de cette introduction.

 

(142) Crowley insistait sur le fait que ce rituel (entre tous) devait être "renouvelé" ou "révisé" à la lumière des besoins spirituels uniques de chaque aspirant. On dit que personne ne connaît le nom, ou le rite d'invocation, de la divinité d'une autre personne. Pour cette raison, les matériaux d'origine ont été reproduits en Appendice VIII.

 

(143) Leah Hirsig (1883-1951) était Soror Alostrael, la Prostituée de Crowley à l'époque de Cefalu.

 

(144) Certains ajouts sont également datés dans le tapuscrit (période de Cefalu) du Livre 4, Partie III, jadis dans les documents de C.S. Jones et aujourd'hui dans les Archives de l'O.T.O., cité comme "TS1" dans cette édition. Crowley composa également une partie de l'introduction de la Partie IV. La section du Chapitre 7 de la Partie IV, indiquant les principes de l'exégèse de son commentaire, est directement tirée de son journal, entrée du 2 août.

 

(145) Peut-être que cela débuta plus tôt, car une annotation de Leah Hirsig à cette section, in "TS1", date celle-ci de juillet 1921.

 

(146) Le nouveau passage commence par "Le Serment est la fondation de toute Oeuvre en Magick" et va jusqu'à la fin du chapitre. Pour des raisons inconnues, il fut omis dans TS1, bien qu'y furent inclues des choses rédigées ultérieurement.

 

(147) Il porte la mention "Rédigé en l'An XVII ¡ en c", i.e. août-septembre 1921 E.V. Bennett possédait une dactylographie de ce rituel pour sa retraite magique débutant le 1er septembre.

 

(148) Le datage de cet ajout, comme de l'Introduction, est basé sur des preuves matérielles fournies par TS1, i.e. ces sections sont matériellement identiques aux ajouts datables.

 

(149) Mis à jour, avant publication, en 1928 E.V. : une augmentation de plus de 1000 "enfants"!

 

(150) L'ajout commence par "Un dernier mot sur le sujet" et se poursuit jusqu'à la fin du chapitre.

 

(151) L'O.T.O. a intenté avec succès divers procès en diffamation contre des auteurs hostiles qui passèrent sous silence les avertissements de Crowley et firent un usage malveillant et nonchalant de ce passage.

 

(152) Ce qui ne veut pas dire que la digression de Crowley sur le sacrifice sanglant en tant que tel soit invalide ou trompeuse. Au contraire, il dépassa le totémisme de son autorité favorite, J.G. Frazer, et se rapprocha de la théorie sacrificielle postérieure d'un autre humaniste de Cambridge, Gilbert Murray, ultérieurement développée par son successeur Jane Harrison : voir son Themis (Londres : Merlin, 1977), pp. 135-138. Bien que Crowley soutint son efficacité théorique, il rejetait le sacrifice humain, au sens propre du mot, pour des raisons morales. Pour plus d'explications relatives à cette théorie, voir la digression sur l'Atu XII dans Le Livre de Thoth de Crowley.

 

(153) Ces ajouts ultérieurs à la Partie III n'apparaissent pas dans TS1, et aucun élément nouveau, relatif au rituel de l'Hexagramme propre à Crowley, n'apparut dans la Partie III.

 

(154) Cette nouvelle section du Chapitre 5 de la Partie III, consacrée à la formule de VIAOV, commence par "Le Maître Therion, en la Dix-Septième année de l'Eon," et se poursuit jusqu'à la fin du chapitre.

 

(155) De considérables ajouts au livre, après TS1, furent rédigés, dont la section intitulée "La Formule d'ALIM" du Chapitre 4, et un passage du Chapitre 9 (commençant par "Quelques mots peuvent s'avérer nécessaires" jusqu'à la fin du chapitre).

 

(156) Le tapuscrit où Crowley ajouta ses dernières notes existe toujours, il est recensé comme TS2 dans les notes en fin de volume. La dernière date citée dans ces notes est 1928.

 

(157) Crowley, "Black Magic is not a Myth". Sunday Dispatch (Londres), 2 juillet 1933.

 

(158) Il s'agissait de la livraison de "The Temple of Solomon the King" ("TSK") qui parut in Equinox I(7) (1912), republiée comme le Chapitre 6 de la Partie IV. Dans The Equinox I(10) (1913), p. 113, Crowley note que "cet exposé... est trop maladroit, trop surchargé de choses n'ayant aucun rapport avec l'objectif principal, pour remplir la fonction du livre décrit in Liber Legis III : 39. Il servira d'ouvrage de référence pour les étudiants, mais pas d'ouvrage de vulgarisation. Frater Perdurabo était conscient de cet inconvénient. Une révélation supplémentaire, via un autre messager, fut nécessaire avant que le problème ne connaisse une solution satisfaisante. Il est inutile de détailler ici comment cela se produisit, car c'est suffisamment récent et de trop grande importance en soi pour qu'on en traite de manière désinvolte. Il suffit que cet ordre ait été pleinement exécuté, comme ce sera évident lors de la publication de la Partie IV du Livre 4." (Il est probable que cette "révélation supplémentaire" renvoie à l'Oeuvre d'Amalantrah.) Crowley raconte la rédaction de cet exposé in "Energized Enthusiasm", The Equinox I(9), 1913, p. 21, et in "Index to Volume I", The Equinox I(10), 1913. Crowley signale que Fuller n'écrivit que les quatre premières livraisons de "TSK". Sa véritable paternité est probablement indiquée par une note en bas de page de Crowley, dans la Partie IV, Chapitre VI (infra) : "Les notes pour cet article furent travaillées en collaboration avec... J.F.C. Fuller."

 

(159) Confessions, p. 841.

 

(160) "The Book of the Cephaloedium Working", publié en Appendice 3 de Crowley, The Fish (Thame, Oxfordshire : Mandrake, 1992).

 

(161) Confessions, pp. 922-3.

 

(162) "The Book of the Cephaloedium Working", loc. cit.

 

(163) Ibid.

 

(164) "Genesis Libri AL", texte divisé en huit chapitres, traite de "questions propres au Commentaire" et fut rédigé en 1920 (voir note P. 421 infra). Il pouvait se limiter à 93 pages manuscrites si l'on excluait le matériel publié dans le Chapitre 6. Ce matériel, réimprimé comme le Chapitre 6 de la Partie IV, fut rédigé des années plus tôt comme livraison de "The Temple of Solomon the King" ("TSK") in The Equinox I(7) (1912 ; voir note 158, ci-dessus.

 

(165) Voir Partie IV, Chapitre VII, infra.

 

(166) Voir Partie IV, Chapitre VII, infra.

 

(167) Confessions, p. 681.

 

(168) Crowley, lettre à Norman Mudd, 1er novembre 1923.

 

(169) Nefta est une petite ville tunisienne au bord du lac salé Chott Djérid, un site propice pour un travail de cette nature. L'ancien nom du Chott Djérid était Palus Tritonis, le lieu de naissance d'Athèna dans la mythologie grecque, d'où qu'on l'appelait Athena Tritogeneia.

 

(170) Crowley, lettre à Norman Mudd, mai 1924, cité in Crowley, Magical and Philosophical Commentaries to the Book of the Law, éd. par Symonds et Grant, p. xvii.

 

(171) Crowley, Magick without Tears, lettre L.

 

(172) Pour le Commentaire, voir la fin du Livre de la Loi [NDT : p. 86 dans la traduction française parue aux éditions Les Gouttelettes de Rosée, novembre 1997 E.V.].

 

(173) Les textes en Classe A sont considérés comme des révélations, et ne doivent pas être retouchés ou annotés. Une explication des classes de littérature de l'A..A... se trouve en Appendice I. Un compendium des écrits inspirés de la Classe A fut publié à titre posthume : Qelhma, The Holy Books of Thelema (Equinox III(9)).

 

(174) Crowley publia tout d'abord ce Commentaire avec un fac-similé photographique du manuscrit, et un chapelet de matériel éditorial en sus, sous le titre : AL, Liber Legis, The Book of the Law (1926). Il fut édité à titre privé - "publié depuis l'Antre du Lion" -, tirage limité destiné à huit de ses compagnons les plus proches, lesquels sont identifiés, avec le numéro de leur exemplaire, dans le texte de la page de limitation. Trois exemplaires furent mis en vente.

 

(175) Crowley, lettre au Professeur E.M. Butler du Newnham College, Cambridge, 1er avril 1946. Les trois éditions posthumes des commentaires de Crowley sur Le Livre de la Loi diffèrent sensiblement. Magical and Philosophical Commentaries on the Book of the Law, éd. par John Symonds et Kenneth Grant (Montréal : 93 Publishing, 1974), se base sur un tapuscrit composite incluant des ajouts ultérieurs de Crowley, et livre "The Djeridensis Comment" en appendice : c'est la plus complète des versions publiées. The Law is for All, éd. par Israel Regardie (St. Paul : Llewellyn, 1975), était censé être basé sur un tapuscrit publié à titre privé, à Tunis en 1926, sous le titre An Extenuation of the Book of the Law, mais il est collationné avec une édition abrégée, préparée et introduite par Louis Wilkinson au milieu des années 40. Il est possible que Regardie ait travaillé à partir de l'édition abrégée de Wilkinson, ayant tenu pour nécessaire de restaurer le "Vieux Commentaire", absent du tapuscrit abrégé, et qu'il fut assisté de G.J. Yorke, lequel possédait un exemplaire du tapuscrit de Wilkinson. The Law is for All est l'édition la plus aisément disponible (Scottsdale, AZ : New Falcon Publications, 1991). La troisième édition s'intitule The Commentaries of AL (New York : Weiser, 1976), sous la direction de Marcelo Motta. Cette version n'est guère utile en raison d'un considérable abrégement et des commentaires personnels de Motta.

 

(176) Nouveau Commentaire au Liber Legis, III : 39. Ce passage, et autres semblables derniers détails éditoriaux, ont induit en erreur divers auteurs d'éditions critiques des oeuvres de Crowley. Celui responsable de la présente édition eut des problèmes pour identifier le Livre 4, Partie IV, dans la Préface deThe Equinox III(10) et ailleurs. Dans leur introduction à l'édition des Parties I-III du Livre 4 intitulée Magick (Londres : Routledge and Kegan Paul, 1973), Symonds et Grant confondirent la Partie IV avec le "volumineux commentaire sur Le Livre de la Loi" rédigé par Crowley. Ils publièrent par la suite ce dernier sous le titre Magical and Philosophical Commentaries on the Book of the Law (Montréal : 93 Publishing, 1974), où, p. 272n, ils identifient à nouveau ces commentaires à la Partie IV du Livre 4. Cette édition échoua à remplir les critères exigés par la Partie IV du Livre 4 en omettant "Genesis Libri AL".

 

(177) Il s'agissait cependant de son intention originale. D'après G.J. Yorke, il existait un tapuscrit en quatre volumes de cette version. Le volume préliminaire fut supprimé pour que son texte s'incorpore aux appendices prévus de la Partie III de The Confessions of Aleister Crowley, qui devait devenir la Partie IV du Livre 4, mais ne vit jamais le jour comme telle.

 

(178) An Extenuation of the Book of the Law (Tunis : publié à titre privé, 1926), édition dactylographiée limitée à onze exemplaires. L'auteur de la présente édition du Livre 4 n'a pu en examiner un véritable exemplaire afin de procéder à des vérifications, mais il s'agissait probablement d'un pendant à AL (Liber Legis), The Book of the Law (Tunis, 1926).

 

(179) Une publicité figurant sur le dos de couverture de The Equinox I(10) (automne 1913) annonçait la parution du Livre Quatre, complet de ses Parties I-IV, par "Frater Perdurabo et Sorores A[gatha] et V[irakam]." L'affirmation "Les Parties III & IV seront bientôt prêtes" s'avéra optimiste : la Partie III parut en 1929-30 et la Partie IV en 1936.

 

(180) Les livres faisaient 5 5/16" pouces carrés, et les Parties I-IV devaient respectivement coûter 4 groats, 4 tanners, 4 "Lloyd George groats" et 4 shillings. Le coloris de la Partie I était jaune et celui de la Partie II était bleu. Ces couleurs apparaissaient dans les publicités, laissant à penser que la Partie III aurait dû être rouge ; la première édition parisienne en quatre volumes fut finalement imprimée sur du papier rougeâtre.

 

(181) Frater Perdurabo et Soror Virakam, Book 4 (Londres : Wieland, s.d. [1911, 1912], 2 volumes. Comme il est mentionné dans l'historique des publications des Parties I et II [en début des notes en fin de volume relevant de la Partie II], les sous-titres des oeuvres changèrent à de nombreuses reprises au cours des années : la Partie I devint Mysticism et la Partie II devint Magick (Elementary Theory).

 

(182) Ce tapuscrit, désormais dans les Archives de l'O.T.O., est cité comme "TS1" dans les notes en fin de volume.

 

(183) Crowley, lettre à Yorke, 8 février 1928. Les citations suivantes sont tirées de transcriptions inédites de la correspondance Crowley-Yorke, Archives O.T.O.

 

(184) Rupert Grayson, Stand Fast, the Holy Ghost (Londres : Tom Stacey, 1973), pp. 91-92.

 

(185) Crowley peut avoir sous-estimé le Ministre de l'Intérieur, lequel avait engagé des poursuites judiciaires contre l'inoffensif The Well of Loneliness de Radclyffe Hall et saisi pour obscénité les peintures de D.H. Lawrence.

 

(186) Lance Sieveking, The Eye of the Beholder (Londres : Hulton Press, 1957), p. 254.

 

(187) Vers la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Crowley écrivit de nouveau à Yorke : "Aucun homme ne perçoit plus clairement que moi combien est fantastique cette théorie des Maîtres Secrets régissant la planète. Mais je ne puis nier l'évidence. Les guerres 9 mois après la publication - vous étiez sur le coup à cette époque! - ne relèvent pas du hasard - et il ne s'agit que des faits les plus insignifiants. Aucune conviction mienne n'est plus profonde, et elle n'en est que plus évidente du fait que mon bon sens se révolte violemment contre elle. Mais c'est comme ça, c'est tout. Il est clair que le Chap. III nous ramène directement à la sauvagerie primitive. Mais : c'était impensable en 1904, et n'est-ce pas, maintenant... Donc, je tire ce que je peux du Livre - et ces bouts de papier suffirent à révolutionner ma vie, résoudre tous mes problèmes, et guider infailliblement ma trajectoire. Pour le reste, je m'efforce simplement de comprendre, et aussi d'acquérir ce nouveau, cet infiniment élevé et lointain point de vue. J'ai suffisamment réussi en cela pour me convaincre que mes réserves qui demeurent ne sont dues qu'à ma propre imperfection initiatique." 11 juillet [pas d'année, circa 1944].

 

(188) Les constatations d'usage relatives aux permis de séjour sont à Paris menées par la Préfecture de Police. A l'extérieur de Paris, elles se trouvent sous la responsabilité de la Sûreté Nationale, service de la police nationale française dépendant du Ministère de l'Intérieur ; il inclut un département de contre-espionnage politique. Si le cas Crowley avait été sérieusement considéré comme politique, il est à peu près certain qu'il aurait été directement traité par des agents de la Sûreté Nationale.

 

(189) L'auteur était mentionné comme Le Maître Therion, une version de la page de titre qui n'apparaît que dans l'édition parisienne en 4 parties. Toutes les réimpressions en fac-similé se sont alignées sur la page de titre de l'édition londonienne destinée aux souscripteurs, laquelle omettait le sous-titre "Book Four, Part III", et ajoutait le nom de Crowley. Dans TS1, Soror Agatha est mentionnée comme coauteur avec Frater Perdurabo. Aucune mention d'auteurs dans les tapuscrits ultérieurs, et son nom [Soror Agatha] est absent de la première édition. Ou ce crédit fut supprimé afin de ne pas impliquer sa responsabilité légale, ou Crowley estima que sa contribution au texte définitif et révisé ne le justifiait pas. Son crédit est rétabli dans la présente édition, tel qu'il apparaît dans TS1, contenant beaucoup du texte principal de l'ouvrage sous sa forme définitive.

 

(190) Crowley à Mandrake Press, 10 février 1930. P.R. Stephensen, Mitchell Library, Université du New South Wales, Sydney.

 

(191) Lorsque Mandrake Press cessa les affaires, les stocks restants furent soldés par Hershant and Foyles. En 1932, Crowley fut invité par Christina Foyle à l'un de ses déjeuners littéraires, pour y discourir de la Magick.

 

(192) Victor B. Neuburg, "The Master Magician", The Sunday Referee, 9 octobre 1930.

 

(193) Crowley à Yorke, 10 octobre 1929.

 

(194) Ce compte rendu figure en Appendice IX du présent ouvrage, car il est en rapport direct avec la Partie IV et n'est pas consultable ailleurs, étant fortement abrégé dans l'édition disponible des Confessions de Crowley.

 

(195) Crowley à Stephensen, 31 juillet [1930], Fonds P.R. Stephensen, Université du New South Wales, Sydney.

 

(196) Publié comme The Equinox III(3), c'était le premier numéro de The Equinox consacré à un seul texte. Depuis sa création en 1909 EV, toutes les livraisons de The Equinox étaient au format revue, mais la publication en série de The Equinox cessa en 1919 EV lorsque le Volume III(2) ne put voir le jour. Diverses notes en bas de page des Parties III et IV du présent ouvrage citent The Equinox III(2) comme s'il avait été publié, entièrement rédigé au cours des années 1920-21, lorsque Crowley avait encore des espoirs d'éditer ce numéro.

 

(197) Magick without Tears, lettre 81.

 

(198) Confessions, p. 680.

 

(199) Magick without Tears, lettre L.

 

(200) Op. cit., lettre 81.

 

(201) Op. cit., lettre 83.

 

(202) Op. cit., lettre 20.

 

(203) Ibid.

 

(204) Op. cit., lettre 81.

 

(205) Les parallèles entre le Commentaire et les remarques en conclusion d'une oeuvre contemporaine, Tractatus Logico-Philosophicus de Ludwig Wittgenstein (1924), sont frappants.

 

(206) Crowley, Eight Lectures on Yoga, 2ème édition, pp. 100-101.

 

(207) E.R. Dodds, The Greeks and the Irrational (Berkeley : University of California Press, 1951), p. 265.

 

(208) Magick without Tears, lettre 50.


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"Editor's Introduction," par Hymenaeus Beta X°,

in "Magick, Liber ABA, Book Four, Parts I-IV, revised and enlarged" :

première édition par Samuel Weiser, Inc. (York Beach, Maine, USA, 1994).

 

© Philippe Pissier pour la traduction française (5 rue Clémenceau,

F-46170 CASTELNAU-MONTRATIER) & © Ordo Templi Orientis (JAF BOX 7666 / New York, NY 10116-4632 / USA)

pour le texte anglais.