NOTE PRELIMINAIRE

 

 

Notre bien-aimée Soror Virakam, consciente du chaperon que constituait son inexpérience dans le domaine de la Magick Pratique, me demanda de poursuivre le travail consistant à extraire ce livre des lèvres de FRATER PERDURABO. Consciente de mes propres défauts, je cédai néanmoins devant son insistance, et la bénis et remercie bien sincèrement pour le privilège conféré.

 

Elle, la plus courageuse et la plus douce de toutes les femmes que j'ai connues, a maintenant, à la suggestion du Maître, rejoint le harem d'un Turc afin d'y étudier les méthodes musulmanes de Mysticisme et de Magick.

 

Que son nom soit béni entre toutes les femmes jusqu'à la fin des siècles!

 

J'ai fait de mon mieux pour interroger contradictoirement FRATER PERDURABO sur tous les problèmes difficiles s'étant présentés dans mon propre travail, et je fus incomparablement consacrée par l'instruction, et plus encore par l'Initiation, que je reçus.

 

Néanmoins, il s'est avéré impossible de confiner cette Partie III à des questions aussi élémentaires que celles abordées dans les parties antérieures. FRATER PERDURABO n'a répliqué à cette remontrance qu'en affirmant qu'il avait en vue de dire ces choses, et qu'Il avait mieux valu qu'Il les dise sur-le-champ, sans quoi Il aurait pu les oublier par la suite.

 

Ceci constituera mon excuse envers toute personne trouvant certaines sections de cette Partie III difficiles à comprendre. Qu'elles prennent courage ; la pratique et le progrès rendront tout cela aussi clair que c'est magnifique. C'est la terre qui engendre les nuages voilant le soleil. Laissons-les quitter la terre ; et nous Le trouverons, Lui, la source de toute Lumière*.

 

 

 

SOROR AGATHA [Leila Waddell]

 

 

 

* Il est amusant d'observer que FRATER PERDURABO, lorsqu'il eut achevé la série de discours de la Partie II, ait supposé avoir épuisé le sujet. Tout le monde (pensait-Il) se dirait "Oh, voilà la signification de la Baguette!" "Je comprends maintenant au sujet de la Coupe!"

Il ne Lui vint jamais à l'esprit qu'il existait des gens n'ayant jamais fait de magick. Il croyait simplement qu'il pouvait y en avoir quelques-uns s'y adonnant maladroitement!!!!!!

 

 

 

"Prefatory Note," par Soror Agatha,

in "Magick, Liber ABA, Book Four, Parts I-IV, revised and enlarged" :

première édition par Samuel Weiser, Inc. (York Beach, Maine, USA, 1994).

 

© Philippe Pissier pour la traduction française (5 rue Clémenceau,

F-46170 CASTELNAU-MONTRATIER) & © Ordo Templi Orientis (JAF BOX 7666 / New York, NY 10116-4632 / USA)

pour le texte anglais.