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Oeuvres graphiques de Philippe PISSIER
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Autoportrait |
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Ton baiser, tes lèvres qui fouillent mon cou telle une meute de renards enragés, voilà qui saccage la très antique camisole de traumatismes, m'offre accès au vol express direction l'Unité - étrange retour du même sur la scène terminale. En revanche, j'embrasse la nuit de ta nuque comme plongerait tel alligator dans la nuit de l'origine. Traire le sang du jouir à même le pis de l'étreinte, comme un hommage au diable en chef qui trône sur son nuage de poignards ; c'est donc exactitude du rugissement, fracas de l'or tantrique au jour d'aujourd'hui. La sombre prêtresse, victime de mes nœuds, s'empale en gémissant sur mon pieu... Peut-être était-ce toi l'Ange qui en songe me fit avaler le Liber Legis ? Je te crie, tu me meurs, torche de notre passion dont je lèche les paupières, je suis soleil crucifié, tu es lune en rut. Heureux prisonniers d'un merry-go-round de coups de griffes et de morsures, nous roulons tout en bas de l'amer ravin où l'étang de flammes nous attendait et nous dévastons l'un l'autre jusqu'à ce qu'un parfum de foutre s'en vienne flatter les narines de l'Absolu. © Philippe PISSIER, Fragments pour Diana Orlow, Chapitre CLVI : où il porte un toast à la femme écarlate Un article sur l'exposition de Philippe Pissier, en septembre 2000 e. v., au Musée d'Art de Novossibirsk, paru in la revue FOTO, fin 2000 e. v. Philippe Pissier devant le Musée d'Art de Novossibirsk
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