MUSIQUE DE LA GESTATION

 

La gestation, ci-contre, de jumeaux se présente selon une géométrie vibratoire presque parfaite. Des lois naturelles d'harmonie s'y manifestent au micron près. Des connaissances plus poussées en Musique du corps, science encore en pleine enfance, permettraient sans doute de déterminer si ces jumeaux sont de même sexe ou de sexes différents.

 

 

Différentes grilles harmoniques de lecture, Solfège du corps, peuvent être posées sur le cliché endoscopique. Chacune d'elles et leurs recoupements mutuels donnent raison de centaines de points focaux architectoniques ; ils expliquent chacun la direction prise, à ces points, par les formes en structuration, et leurs rapports parfaitement musicaux entre elles.

 

Ces points focaux et leurs distances réciproques révèlent comme des longueurs de cordes vibrantes, de tubes aux flux harmonieux, et des résonances de toutes sortes d'instruments à percussion. Tout cela est en rapports relatifs, "accords" musicaux, et en proportions relatives d'une simplicité extrême, bien que ce soit avec une abondance à en perdre le souffle : Orchestre du corps donnant, même pendant qu'il n'est en train que de se constituer, un concert de formes vivantes, d'une esthétique absolue.

 

Ces formes globales et chaque mini-forme se structurent évidemment en harmonie vibratoire exacte avec celle des orchestres plus grands qui les englobent : le corps de la mère, le corps du père durant la véritable couvade que réalise la proximité sexuelle dans le même lit, au cours des 9 tours de la Lune nécessaires à la gestation, la structure naturelle de l'espace géographique environnant, proche et lointain, les structures du champ astral, selon tous les rapports avec elles qu'a le point précis du Cosmos, "de l'atome à l'étoile", qu'occupent ces petits êtres humains en train de co-naître avec la naissance perpétuelle de l'Univers.

 

 

liberté dans l'orchestre

 

 

Les deux bébés se forment selon des grilles strictement correspondantes au schéma commun de l'espèce humaine ; mais chacun opère sur ces grilles des choix biologiques différents, selon les points des grilles où ils situent leurs formes ; les possibilités de ces choix sont tellement innombrables que, même s'ils sont jumeaux homozygotes (nés de la division du même ovule ; ils sont hétérozygotes s'ils sont nés de deux ovules fécondés en même temps, et dans ce cas peuvent facilement être de sexes différents), cependant ils seront chacun différents ; à plus forte raison chacun sera-t-il différent et nouveau, par rapport à tout autre humain paru jusqu'à aujourd'hui sur cette planète. Mais en outre, chacun étant doué d'un orchestre biologique à nul autre pareil, sa liberté pourra choisir de s'en servir beaucoup ou peu, d'utiliser tous ses instruments vivants ou quelques-uns seulement ; de ceux qu'elle utilisera elle pourra faire qu'ils donnent des notes justes ou fausses, harmonieuses ou cacophoniques.

 

Tout ce qu'on peut constater ici est que la Nature, en faisant naître ces jumeaux, les dote de possibilités de jeux parfaits. On pourrait observer des milliers de choses à ce sujet ; tenons-nous en à quelques-unes, qui sautent davantage aux yeux.

 

Les deux embryons ensemble sont d'abord intégrables dans un champ vibratoire de forme parfaitement ovoïde ; la présence, invisible, purement formelle, non moins réelle pour autant, de cette courbe ovoïde dans le sein de la mère ne saurait étonner quiconque sait bien que toute vie sort de l'Oeuf, que les rapports géométriques d'un oeuf sont constitutifs de focalisations, en lui, de l'Energie universelle. Cette forme ovoïde englobante est probablement analogue à celle de la première cellule dont est sorti chacun des embryons (du ou des deux ovules qui les ont engendrés) et de toutes les autres (60 trillions environ pour constituer un corps humain), en train d'achever le corps de chacun.

 

Toutes ces cellules, la première et les autres, sont de forme fonctionnelle bien trop microscopique pour qu'on puisse en connaître l'exacte géométrie vibratoire ; mais c'est peu s'avancer que d'estimer qu'elles ont chacune six centres de construction, pour toutes dans les mêmes rapports entre eux (quatre seulement de visibles sur le schéma en coupe) ; et qu'en divisant la hauteur de chacune en 65 macrovibrations, on aura un centre 01, plus expansif, plus "yang", situé entre les noeuds de la 24e et de la 25e vibrations, à un point très précis, calculable à six décimales et davantage si on le souhaite, un centre 02, plus gestionnel, plus "yin", situé exactement sur le noeud de la 52e vibration, mais des centres de bouclage cybernétique de l'oeuf, 03 et 04, 05 et 06 si le volume pouvait être représenté, situés de façon très remarquable en abscisse de 26 vibrations exactement, de chaque côté de l'axe central vertical, mais en ordonnée de 26 vibrations aussi à partir de la base (à signaler pour les mathématiciens que les courbes engendrées par 01 et 02 sont probablement des cercles, mais que les courbes de bouclage latéral, engendrées par 03 et 04, assimilables à des cercles même à l'échelle de la forme entière, à plus forte raison à celle de chacune des cellules, peuvent n'être que ces "courbes surosculatoires du 4e ordre", embrassant le cercle de telle façon que l'oeil à toute échelle les confond avec lui forcément ; ceci n'a donc aucune importance pour le dessin, mais de l'importance au niveau du calcul, quand le biologiste est tenu de donner la structure exacte d'une forme de détail, d'une façon rigoureuse absolument).

 

 

les claviers de l'Arbre

 

 

Au niveau de la forme entière, les courbes et rayons constructeurs de cet oeuf d'ensemble vont rendre raison de quantité de points significatifs et de lignes, dans les formes en gestation des deux bébés. Mais les raisons d'être, de ces points et de ces lignes, éclatent encore davantage aux yeux si l'on double la grille ovoïde d'une grille selon le traditionnel "Arbre de Vie" dit encore "Arbre des Nombres", qui permet de retrouver des centaines de lois communes aux architectonies aussi bien égyptiennes (les Pyramides, le Sphinx), que grecques pythagoriciennes (les Temples de la Mer Egée, dessinant sur elle, par leurs rapports mutuels, un grand corps de Femme, celui de la Belle Hélène, l'Hellade, Fédération des 158 Républiques de la Grèce) ; lois communes, dans cet Arbre hébraïque, avec évidemment surtout l'architectonie juive du Temple cosmique de Jérusalem, dont il a réglé la construction, mais aussi avec toute la géographie sacrée d'Israël, selon la grille de lecture du territoire et des oeuvres humaines sur lui, donnée par la projection sur lui de l'anatomie vivante de la Sunamite, dans le Cantique des Cantiques.

 

Expliquer la construction vivante de nos jumeaux par cet Arbre des Nombres se fait facilement, selon ses cinq claviers numérotés ici en chiffres romains, de haut en bas, et par les cercles et leurs croisements, les verticales limites de ces cercles. et de ces croisements, qui occupent le centre du schéma.

 

On pourrait ajouter encore, comme grilles de lecture musicale de cette gestation, les champs vibratoires des architectures astrales mayas ou aztèques, ceux, astraux aussi, de nos cathédrales françaises, mais également les champs vibratoires de l'acupuncture chinoise, avec toutes les lois naturelles de rapports yang-yin-yang des formes, selon le Tao. S'il était chargé de toutes ces grilles, le schéma deviendrait illisible ; mais quand on le fait successivement, avec deux d'entre elles seulement, on peut s'apercevoir que les harmonies décryptées par toutes coïncident.

 

Utilisant seulement ici la grille de l'Oeuf et la grille de l'Arbre de Vie, il suffit de suivre les lignes biologiques concrètes des deux bébés pour observer des dizaines de raisons harmoniques de leurs formes. Bien sûr la courbure des dos, des fesses, est réglée par le cercle 01 ; pour le bébé de droite comme pour celui de gauche ; la façon dont seul le sommet du crâne de ce dernier sort de ce cercle fait quand même présumer qu'il s'agit d'une fille : presque complètement engendrée dans cette sphère 01, féminine, tandis que la petite sphère 02 qui quant à elle règle le crâne du bébé de droite, doit être considérée masculine.

 

En latéralité, les deux bébés se partagent sans se gêner l'espace disponible, très exactement de part et d'autre de l'axe vertical alpha-B ; celui-ci passe par le centre 02 pour le bébé de droite, essentiel pour la structuration de son cerveau ; et son tympan reçoit, sur l'horizontale de ce centre, les vibrations extrêmement qualitatives de l'ordonnée 52 du clavier ; le même axe alpha-B détermine peut-être la base du nez du même bébé de droite et l'articulation de sa rotule, celle aussi du bébé de gauche, ainsi que l'extrémité de son clitoris si c'est une fille et le centre de son anus. Le sexe du bébé de droite, quant à lui, est structuré principalement par la verticale des croisements de cercles de l'Arbre de Vie (dont l'abscisse par rapport à l'axe alpha-B est de 11,25833 macrovibrations).

 

 

millionième de concert

 

 

Une horizontale particulièrement féconde est celle située en ordonnée 45,5, au milieu du clavier 11 ; elle règle en effet simultanément : le sommet de l'épaule du bébé de droite, l'extrémité de son menton, la racine de son nez et le début de la courbe de son crâne. Mais la hauteur à laquelle elle intervient sur le crâne du bébé de gauche semble être exactement l'ordonnée 54,478421 quand il sera adulte et debout : c'est-à-dire ce qui était autrefois le sommet du crâne du Pithécanthrope, l'être humain ayant gagné en néo-cortex, dès Néandertal, la hauteur supplémentaire exacte qu'on voit ici à ce bébé de gauche (sorte de radar, géométriquement disposé pour la réception des vibrations astrales et des influences parapsychologiques, mieux que les autres récepteurs du corps).

 

On remarquera aussi que l'axe vertical des croisements des cercles de l'Arbre de Vie, qui rencontre l'ordonnée susdite 45,5 en ce point très important du crâne du bébé de gauche, règle aussi la formation du pavillon de son oreille et du centre de son tympan, le point très important, pour la géométrie vibratoire de tout le corps, où son croquant d'oreille se rattache à sa mâchoire, le sommet de son épaule, et plusieurs autres points de son buste avant une articulation importante de ses vertèbres au niveau du sacrum.

 

On notera encore comment les cercles de l'Arbre de Vie, en bas du schéma, dont les centres se trouvent à la jointure des claviers III et IV et IV et V, règlent la limite de la cuisse du bébé de droite et le sommet du genou du bébé de gauche, et comment celui qui a son centre au point B, base du schéma, règle l'attache au tronc de la cuisse du même bébé de gauche.

 

Les lignes diagonales des deux triangles légèrement différents, dont les pointes en bas sont respectivement en 01 et sur l'horizontale 03 04 ont tellement de fécondités harmoniques qu'on doit renoncer ici à les énumérer. Déterminant la bouche du bébé de gauche, et, comme signalé ci-dessus, le sommet de l'épaule du bébé de droite, elles coupent les autres lignes selon des sections dorées diverses, qui font absolument musicales les formes dépendantes en structuration.

 

Mais ce ne sont pas mille, ce sont des milliards de choses qui pourraient être dites encore, de cette lecture musicale des corps, si l'on entrait dans l'étude géométrique détaillée de toutes ces lignes architectoniques et de leurs rapports mutuels. On y retomberait, en particulier, sur de constants rapport 15/8, l'accord DO-SI, etc. Quiconque sait que rapports de nombres entiers égale Musique : le rapport 3/2 est l'accord DO-SOL, le rapport 4/3 l'accord DO-FA, le rapport 5/8 l'accord DO-SI, etc. Quiconque douterait donc encore que la Vie soit harmonieuse n'aurait, pour trancher son doute, qu'à prendre un compas et une règle (yang-et-yin), et se livrer à ce petit travail ainsi suggéré. Il s'arrêtera avant que la Vie lui ait fait entendre un millionième seulement de son Concert, "de l'atome à l'étoile", "de la cellule au Cosmos habité".

 

 

 

Charles REYMONDON

Copyright Sexpol et IPM

 

 

P.S. : Ce genre de travail est celui qu'exécute le Bureau d'études et d'informations Musique du Corps, 7 villa Dancourt, 75018 Paris, tél. : 254.63.19 (comme l'agence Inter-Presse-Mutation, qui en publie les documents théoriques). Les applications sont de tous ordres ; les études sont faites pour le compte de personnes privées comme de médecins, kinésithérapeutes, masseurs, psycho-somaticiens et psychologues, esthéticiens, coiffeurs, voire couturières pour l'harmonie du vêtement avec celle du corps, professeurs de danse, de gymnastique, d'expression théâtrale, etc. Travaillant beaucoup sur photos, le Bureau peut fournir des études par correspondance. Sa formule la plus élémentaire est l'étude de la plus simple photo d'identité du visage ; il en tire, par déductions d'harmonies vibratoires, et lois morpho-psychologiques, une mise en lumière de capacités personnelles concernant la forme du corps entier. L'analogie corps-individuel/corps-social le dirige aussi sur des études de structuration fonctionnelle harmonieuse des collectivités, petites ou grandes, dans un effort commun avec Sexpol pour pousser plus loin les travaux de Wilhelm Reich sur les auto-régulations naturelles universelles. La prochaine publication lPM est une rapide histoire générale de l'Humanité, sous cet angle d'écoute, de ses symphonies et de ses cacophonies : Musique du corps social. Les affaires actuelles de l'Iran.

 

[Texte paru in SEXPOL n°37-38, mai 1980.

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