CONCERT DES ETOILES, CACOPHONIE DES HOMMES
2ème partie
Après l'entracte, le concert reprend (voir Sexpol n°24). Et la jonction se fait au mieux entre nos numéros "musique", "femmes" et "hommes" puisque Charles Reymondon aborde ici la fondamentale question des accords entre les sexes.
La Terre, donc, vibre. Elle est un gigantesque instrument de musique (à notre échelle, et minuscule à l'échelle du Cosmos) ; elle est faite de cordes sensibles, externes et internes, et de tuyaux sonores exactement proportionnés entre eux et avec l'Univers, pour en recevoir les ondes et lui renvoyer les siennes ; cela quitte à modifier elle-même sa forme, et en modifier les accords, ne serait-ce que très légèrement et de façon inaperçue par l'histoire géologique, quand le Concert cosmique amorce un autre mouvement.
Sur cette forme de la Terre, nous serons, je l'espère, amenés un jour, à réfléchir ici abondamment : thème sexo-politique s'il en est un. Car il paraît clair que cette forme est sexuelle : deux hémisphères, tout à fait différents , et pourtant parfaitement conjoints, inter-pénétrant leurs fonctions distinctes. J'aime bien, pour mon compte, les observer en donnant un quart de tour à leur représentation habituelle sur les atlas, comme je l'ai suggéré dans un numéro précédent : l'équateur à la verticale, les pôles sur la même ligne horizontale, pour manifester leur totale égalité (de "dignité", non de fonctions ; toute la faiblesse de certaines luttes féministes contre la phallocratie, pas toutes, vient de la confusion des deux choses ; l'Humanité a besoin de femmes assez imaginatives, pour ne pas copier l'erreur masculine du néolithique, la domination d'un sexe sur l'autre) (5). Et je préfère parler d'un hémisphère Eve et d'un hémisphère Adam, et non plus Sud, écrasé, Nord, dominant.
Je reconnais pourtant que la représentation habituelle a quelque chose de naturel ; la civilisation patriarcale n'est pas sa seule raison : dans les rotations cosmiques, l'assise de la rotondité "Eve" base effectivement l'équilibre de l'aventure "Adam" (et dans le couple humain, c'est la même chose : personne n'ignore qu'un homme ne peut innover beaucoup, en quoi que ce soit, si sa femme n'est pas, psycho-sexuellement, la source de son assurance).
quatre sexes ?
Si vous dessinez l'Oeuf de la Terre à peu près exactement (un bon oeuf de poule vous le donne sans doute), vous avez vite fait de vous apercevoir que l'hémisphère Eve ne peut pas vibrer comme l'hémisphère Adam, et réciproquement : leur taille est différente, leurs courbes aussi, et toutes les lignes internes conséquentes. Il est même probable que la différence de hauteur entre ces deux hémisphères est en proportion exacte avec la différence moyenne de taille entre les deux sexes de l'Humanité (mais, n'y en a-t-il pas quatre ? deux féminins, deux masculins ? la génétique avancée n'est pas loin de cette affirmation : science des événements biologiques programmés, y compris les sentiments, idées, comportements ; on devrait alors s'arrêter de dire des bêtises, sur les tendances homosexuelles qualifiées de "contre-nature", et de reprocher à certaines femmes un "virilisme", à certains hommes d'être "efféminés", si ceci était prouvé : que la nature ne fait pas, au niveau de la cellule elle-même, un programme XX, féminin, et un programme XY, masculin ; mais qu'elle en fait deux féminins, X1X1 et X2X1, le second n'ayant rien à voir avec un programme masculin ; puis - car le mâle est apparu après la femelle dans l'histoire de l'évolution - qu'elle en fait deux masculins, X1Y et X2Y, le second, bien que plus tendre, n'étant pas féminin - le chromosome Y n'a lui-même aucune positivité, ne porte aucun programme ; il est seulement le facteur qui empêche, dans l'embryon, un tissu né féminin, d'évoluer vers sa complète féminité - ) (6).
L'hémisphère Eve est plus court, et tout y est plus rond, plus doux, plus "pacifique", comme son Océan ; d'ailleurs sa dominante est Eau, source de Vie, et Eva, en hébreu, signifie "La Vie". Toutes ses cordes, tout son intérieur, chantent donc forcément plus haut, à la tierce, la quarte, la quinte, le si bémol, l'octave, etc., selon les rapports envisagés avec les différents éléments de l'hémisphère Adam.
Celui-ci est plus long, il tend à l'anguleux, et sa voix, plus lente et plus grave, a donc forcément le ton un peu ridicule du commandement. Mais aussi elle "rassure" : la dominante de l'hémisphère Adam, du moins par rapport à l'autre, est "le Sec", en hébreu Adama ; il assure donc la sécurité de formes plus fermes à l'autre, et d'une rigueur extérieure de ces formes ; rigueur à cause de laquelle, d'ailleurs, il est moins "coulant", il se débrouille moins bien, pour l'invention inattendue de rapports musicaux nouveaux, entre ses propres éléments et avec ceux de l'autre hémisphère (7).
cosmos érotique
Quand on part de cette réalité, la bisexualité (ou quadrisexualité) de la planète, et des observations géologiques et géographiques concrètes correspondantes, vous pouvez deviner qu'on entre dans un monde de découvertes "dingues" : non par une folie de chacune, au contraire, mais par le recul indéfini des horizons qui se découvrent, pour une recherche suivante (pour tout vous dire : en acoustique mathématique ; en géométrie des formes et leur arithmétique, rapports et proportions, de formes et de mouvements ; en esthétique philosophique et artistique ; en psychologie des sensibilités, scientifique et pratique ; en métaphysique de la nature, dite cosmologie philosophique ; etc...).
L'Orgue terrestre, pour ses capacités mélodiques, l'intensité de ses vibrations, leur rythme, disons pour ses orgasmes vitaux, se révèle alors disposer d'une telle multitude de claviers et de notes, qu'on se demande combien de musiciens il faudrait, pour lui faire rendre jamais le millième de ses possibles : toute l'Humanité, encore une fois ensemble, bien sûr, et de son début jusqu'à sa fin, si toutefois elle apprend un jour à jouer de cet Orgue comme il l'y invite.
Or il semble bien que certaines époques de très haute antiquité étaient parvenues, avec pourtant des moyens d'exploration très inférieurs aux nôtres, à un degré de connaissance très cohérente, et donc féconde, de cette musique géologique : le mystère serait ainsi éclairé, par exemple, des fameuses cartes dites de "Piri Reis", détenues par le musée d'Istamboul ; leur exactitude, même sous la calotte glaciaire des pôles et avant toute exploration possible, fait la stupéfaction des géographes d'aujourd'hui.
Mais est-il vain de signaler que l'infinie "musique de l'Oeuf", avec la multitude de ses lignes géométriques et des flux qu'elles déterminent, n'est pas propre à la Terre ? Notre Lune aussi est un Oeuf ; simplement elle ne nous le montre pas, puisqu'elle nous présente toujours le même hémisphère, avec son pôle rond, son pôle Eve ; son "beau sexe", autrement dit...
Dieu, mâle et femelle
Alors, en serait-il donc ainsi - cordes, tubes, caisses de résonance et batteries sexuées - de toutes les planètes, et de tous leurs satellites ou anneaux ? de toutes les étoiles elles-mêmes et de leurs galaxies ? des spirales quant à elles, ces galaxies ; mais circulaires ? ou bien dissymétriques à deux pôles différents : des Oeufs ? L'Univers entier serait-il une Histoire d'Amour sexuel ?
Et le Transcosmique, le Transcendant, le "Rien", "Aïn", dit la tradition juive pour les croyants, serait-il Lui-même sexuel, orgastique Père-et-Mère ? Première page de la Bible : "Dieu fit l'Homme à son image et ressemblance : Mâle et Femelle il le fit" : Toutes les traditions et religions antiques, et la Chine avec son Yin-et-Yang, et nos vieux druides, et la Grèce, et l'Egypte, ont toujours considéré Dieu comme Père-Mère du Cosmos. Il est facile de le démontrer pour la tradition judéo-chrétienne elle-même, sous ses déformations par l'idéologie masculine ; et pour les théologiens chrétiens sérieux, ce n'est évidemment pas la Vierge Marie qui est "l'Epouse de Dieu", première, mais en Dieu même qu'il y a épousailles, donc Epoux et Epouse.
Le Transcendant, celui "Qui n'a pas de nom" (c'est le sens du mot "Yhavéh" en hébreu) est un pluriel : "Elohim". Il est donc au moins Deux (sinon Quatre). Il est donc un mystère d'Amour sexuel. Et en outre fécond comme une mère : Il engendre éternellement "le Fils", dont jamais aucun théologien sérieux n'a déclaré qu'il n'était pas aussi "la Fille". Et cet Amour transcendant au Cosmos, et éternellement fécond, s'accomplit dans une Relation de Force, Douceur et Liberté absolues que la même tradition judéo-chrétienne appelle "Rouah Qodesh", le Souffle-Saint, l'Orgasme-Saint, l'Esprit-Saint.
Il ne peut être "pur Esprit", au sens castrateur que nous donnons à l'expression, sans doute par projection sur le Créateur de notre fausse Culpabilité originelle. Pourquoi celui qui est la source de "toute chair" ignorerait-il l'amour charnel ? Bernanos, romancier dont l'authenticité du christianisme est indiscutée, dans l'Eglise elle-même : "On dit quelquefois que Dieu nous aime sans passion... Si nous savions la passion avec laquelle Dieu nous désire, nous en serions aussitôt anéantis. C'est pourquoi il a voilé son amour dans le visage souffrant de Jésus-Christ".
Je vais, quant à cette Sexualité de l'Univers, jusqu'à ces considérations théologiques, pour que tout chrétien convaincu puisse s'apercevoir que Sexpol travaille pour lui comme pour tout le monde ; et pour que tout non croyant, ou tout croyant d'une religion qui se fait une autre conception de Dieu, ne supposent pas que les questions critiques concernant la Transcendance ne se posent pas à une complète philosophie (8). Mais envisager les problèmes qu'elles soulèvent, sur le plan des idées et sur celui des sentiments, n'est pas le moment. Je veux seulement signaler que la littérature théologique, en toutes religions, est pleine de considérations musicales sur l'Amour divin.
l'ère des Jumeaux
Dans le numéro précédent je disais : cinq fois de "mémoire d'Homme", depuis le début du néolithique, qu'une musique stellaire différente a fait vibrer notre Terre autrement. La seconde fut à l'entrée dans l'ère des Gémeaux (Jumeaux). Que firent-ils ? et d'abord, au plan terrestre, qui furent-ils ? Nous entendrons parler sous peu, car elle a déjà montré le nez dans la recherche scientifique même officielle présente (9), de l'hypothèse extraordinaire et qui "change tout", des idées reçues jusqu'ici sur l'évolution humaine : que les Jumeaux, bien après des millénaires d'Humanité, ce furent tout simplement... Adam et Eve. Les nôtres, bien sûr ; le couple unique, soudainement et semblablement muté, source de notre espèce, adamites que nous sommes tous aujourd'hui sur ce globe ; et non du genre, avec ses autres espèces, très antérieures. Notre Adam : pas "l'Adam Kadmon", le type humain premier, moule du genre, et de toutes les espèces successives, selon la tradition juive.
Adam et Eve auraient ainsi surgi très près de nous, un peu avant le milieu du Ve millénaire. Ils auraient été non différents anatomiquement des espèces d'alors, mais portant des capacités physiologiques et psychiques immensément autres ; leur connaissance intuitive de l'Harmonie universelle serait la source de toutes les sciences antiques, et des "connaissances secrètes" dont les fruits nous stupéfient, au fur et à mesure que la préhistoire plonge davantage dans le détail des vieilles civilisations. La famille adamite pure, très peu nombreuse, et très vite dégradée par ses croisements avec les espèces antérieures, aurait ainsi réparé les immenses catastrophes d'une seconde révolution néolithique, survenue vers le milieu du VIIe millénaire, et encore confondue aujourd'hui avec la première...
zéro névrose
Puis le Ciel aurait encore viré, et serait survenu le "Cataclysme absolu" de... 4.530! Mais oui, certains astrophysiciens, et non des moins sérieux, osent désormais fixer des dates. C'est au passage de l'ère des Gémeaux à celle du Taureau qu'aurait eu lieu ce que toutes les traditions, toutes les religions, tous les vieux folklores ou à peu près (et pas seulement le judéo-christianisme, comme on aime à nous le faire croire) appellent la "Chute originelle".
Et ici j'aurais trop à dire, car la question est en train, en différentes disciplines scientifiques et très positives elles-mêmes (en URSS non exclue), de s'éclairer immensément. Comme je l'ai dit plus haut, je dois donc réserver ce qu'on en peut déjà résumer à un autre jour, ou à une autre publication (qu'alors Sexpol signalera). Simplement, il semble que le caractère distinctif de cette crise - venue des étoiles ou pas ; mais l'Humanité a effectivement connu quelque chose de très grave à ce moment-là - ait été, comme le disent les traditions, encore plus "métaphysique" que physique, géologique, économique, etc. Quelque chose comme l'entrée de Thanatos, la pulsion de Mort, les Todes triebe de Freud, dans la Psyché collective.
Non pas que jusque-là l'Humanité n'ait pas connu la mort physique ; et le meurtre, la guerre, le génocide, toutes les violences. Mais il n'est pas sûr qu'elle ait connu encore, au sein de tout cela, l'angoisse de la mort.
Nous y sommes maintenant habitués. Imaginons ce qui a pu arriver à la première génération qui l'a connue... (et puisqu'elle est là, il a bien fallu qu'une première génération la rencontre : il a bien fallu, dans l'évolution, que le genre humain, dans une de ses espèces, qu'une génération, au sein de cette espèce, passe, quant à ce phénomène psychique aux conséquences gigantesques, de ce qu'en savent l'amibe, le chien ou même le chimpanzé ou le dauphin, à ce que savent, ou croient savoir de la Mort, les adamites que nous sommes...).
Après 4.530 seulement apparaissent les religions, avec leurs temples, leurs clergés. Signe qu'on a peur. Sous les Gémeaux on n'avait pas de religion ? Eh non, apparemment! Alors on était encore un peu des bêtes ? Mais pas du tout : de super-hommes. Qui ne mouraient pas ? Mais... oui... On ne mourait pas : on passait aux étoiles de Dieu. Et comme les étoiles chantaient pour la Terre, on prenait "beauté, gloire et puissance" extrêmes pour chanter pour tous les siens, communication sexuelle, bien sûr ; et les siens vous entendaient ; idem.
la note encore perdue
C'est du moins ainsi qu'on peut envisager cette psychologie, cette "socio-culture" de l'Age d'or... Et l'on peut imaginer aussi les conséquences, sur le plan de la vie quotidienne, collective et individuelle. Zéro névrose...
Le sexe, dans ce Concert, livrait peut-être tous ses possibles : dont aucun humain, si "sexologue" qu'il soit, ou si "expérimenté" qu'il se vante d'être, dans la pratique, n'a pas, sans doute, un millième de l'idée, aujourd'hui...
Sous le Taureau, les prêtres égyptiens et leurs pyramides réparent quelque peu les dégâts : par le culte des morts, par la science, par les constitutions politiques et les structures économiques péniblement imaginées. D'autres clergés en font autant, dans d'autres parties du monde. On arrive à quelque succès. L'orchestre dispose de nouvelles partitions, et le Concert a repris...
Sous le Bélier, l'Egypte s'écroule : à partir de la fin du IIIe millénaire, ses "dirigeants" n'ont plus compris ce qu'il fallait faire. Au passage de l'ère, il y a eu des cataclysmes, surtout sociaux et moraux ; et puis les "grands empires", des satrapes d'Orient, de la Grèce après Alexandre, de Rome après César et Auguste, ont pris le relais.
En 210 avant Jésus-Christ, tout est de nouveau en Tempête : les Poissons arrivent. On sait ce qui se passe alors, et comment ça s'arrange (voulez-vous qu'on en parle ? cela risquerait d'être long) (permettez seulement, parce que c'est une manie chez moi : Hildebrand, né d'un inceste, l'antipape castrateur d'après l'An 1.000 de notre ère ; qui invente, par vengeance, que Jésus-Christ n'a pas voulu du sexe ; cela faisait pourtant déjà la moitié de l'ère que l'Evangile travaillait à le libérer ; alors Abélard et Héloïse essayent de faire quelque chose - voir Sexpol n°16 -, à Paris, qui est alors le centre occidental de l'Intelligence ; on sait ce qui leur arrive : le couteau pour Abélard, c'est tout simple ; et le couvent pour les deux ; Héloïse, cette année-là, a vingt ans ; elle se consacre aux mathématiques, à l'Harmonie des sphères, un peu aux amours de groupe "pour l'amour de Dieu" - c'est pour cela qu'elle est mise quelques mois en prison, puis exilée de la région parisienne - ; ensuite, de son exil près de Troyes, à 20 km du centre international des Templiers, vrais maîtres bientôt de l'Occident et de l'Orient quasi entiers -, mais la petite guerre d'Héloïse, toute seule, et des Templiers, tout puissants, est une affaire trop subtile pour en parler -, elle lance quand même une très grande chose : la Révolution communale, colportée par la musique, trouvères, troubadours, ménestrels, qui rendent l'Europe entière sexuellement amoureuse d'Héloïse, et les reines elles-mêmes jalouses d'elles ; et par la suite d'autres petits événements : la Révolution française, etc. ; et, j'allais oublier, le général De-Gaulle, qui nous a "Libérés").
l'Arbre de Vie
Faut-il aller plus loin ? Pronostiquer ? Nous sommes entrés en 1950 sous la Régulation musicale du Verseau (certains donnent d'autres dates, dont une assez loin, dans le millénaire prochain ; dans ce cas il faudrait mettre en accord toutes les précédentes ; mais je ne crois pas que les calculs d'astronomie, non d'astrologie seulement, qui donnent 1950 se trompent). Tous les futurologues scientifiques ou à peu près, en toutes disciplines indépendantes de l'astrologie, nous parlent d'une catastrophe imminente, générale. Certains, déjà, l'annoncent à partir de 1985, d'autres la rapprochent à 82-83. ELLE N'EST PAS FATALE.
Je ne vois quant à moi - je ne suis pas le seul - la possibilité d'y échapper que par "l'Arbre de Vie", en hébreu Arbre des Sephirot, c'est-à-dire des Nombres musicaux : parce que c'est la seule "Partition totale" dont dispose l'Humanité pour son concert, transcendante aux ères des étoiles. Son origine est antérieure à la Bible, qui a été composée durant un millénaire environ, en tenant toujours compte de lui ; elle est antérieure à Platon et Aristote, à Hippocrate, à Homère, à Pythagore lui-même, qui s'en sont beaucoup servi, pour nous donner la civilisation grecque (et la latine, son héritière) ; elle est antérieure à la vieille Egypte pré-pharaonique elle-même et ses hiéroglyphes, antérieure aux vieux alphabets (dont on sait désormais que chaque lettre est à elle seule, par ses "rapports et proportions", une bibliothèque de règles utiles aux hommes, pour se tirer de tous leurs problèmes...).
Nous serons un jour, je l'espère, en mesure de dire ici des choses un peu prouvées, sur cet Arbre de Vie : où le Sexe triomphe, par la Musique. En attendant, comme il nous dit surtout qu'il faut suivre son coeur (il le dit, car il est aussi un Corps, par l'oreille gauche, le sein gauche, la cuisse gauche), avec honnêteté mentale, rectitude et courage (il le dit par les mêmes organes du côté droit), le mieux que nous avons à faire est de suivre chacun le nôtre. En n'oubliant pas la Musique.
Charles REYMONDON
Analyse IPM
(5) Un chapitre de mon Eros ou Thanatos est entièrement consacré à ladite "lutte des sexes". Le Quotidien du Médecin m'a d'autre part publié une série sur le féminisme, avec en particulier l'application du schéma de la "dialectique historique" à cette lutte des sexes, et quelques pronostics à long terme de son évolution ; voir ce journal aux dates suivantes : 1/6/72, 1-2/12/72, 25/1/73, 19/l1/73, 18/12/73 et 2/1/74.
(6) L'identification de deux sortes de chromosomes X a commencé en 1971. Voir à ce sujet Le Monde du 23/11/71. La démonstration que le chromosome Y, qui fait un garçon au lieu d'une fille, a seulement la fonction d'un freinage en direction de la féminité, et ne porte aucune programmation génétique positive, a été faite par le Pr. Jost à Paris. Il l'a exposée, notamment, dans la journée d'ouverture du Ier Congrès International de Sexologie Médicale qui s'est tenu à Paris en juillet 1974. L'agence IPM a publié un résumé détaillé de ses résultats dans sa livraison n°38-55. Mutation des Moeurs Sexuelles.
(7) La géométrie musicale des formes féminines pourrait expliquer une bisexualité apparemment plus grande chez la femme que chez l'homme, et la tolérance bien plus grande, en toute civilisation, des relations lesbiennes que des relations homosexuelles masculines. Une femme a des rapports sensoriels, donc musicaux (vibrations) plus tacites, plus "naturels" et aussi plus inventifs, avec une autre femme qu'un homme avec un autre homme.
(8) Tout manuel de philosophie, même élémentaire, comprend à la fin, en général, l'exposé des questions appelées de "théodicée" ou "théologie rationnelle" ; immanence et transcendance, éternité et durée, etc... Aucun philosophe au monde n'a négligé d'aborder ces questions, même s'il les résolvait par la négative. La philosophie marxiste elle-même y est revenue à fond avec notamment les travaux d'Ernst Bloch. Voir par exemple la traduction de son oeuvre fondamentale chez Gallimard, Le Principe Espérance. Mais l'extrême pointe de la théologie rationnelle serait aujourd'hui la synthèse totale de connaissances opérée par le philosophe français Raymond Abellio, dans son ouvrage, chez Gallimard aussi, La Structure absolue.
(9) Les nouvelles théories sur l'apparition des adamites seulement au Ve millénaire, 7.500 ans environ avant nous, sont nées des progrès de l'archéologie (leurs oeuvres monumentales) davantage que de ceux de la paléontologie. On en a l'exposé fondamental dans la communication scientifique de Jean Rondot au Congrès International de Protohistoire et de Préhistoire de Nice, en juillet 1976.
P.S. Les très nombreuses questions soulevées dans cet article font, entre autres choses, l'objet de la recherche et de la communication permanente du Bureau d'Etudes et d'Informations médico-psychologiques et médico-sociales, doublant l'agence de presse IPM et travaillant en liaison avec Sexpol et avec le LOG. Ce bureau vient de s'ouvrir. Il n'a pas de publications, mais a pour fonction l'étude musicale des problèmes de la santé individuelle et de la santé des corps sociaux. Il informe ses utilisateurs, pour leur cas personnel ou collectif, des possibilités nouvelles dégagées par les médecins, psychologues, astro-mathématiciens, architectes, voire kabalistes (Arbre des Nombres) qui l'informent lui-même. Etude possible des cas par correspondance. Participation aux frais très limitée. M'écrire ou téléphoner : 7, villa Dancourt - 75018 Paris - Tél. : 254.63.19.

[Texte paru in SEXPOL n°25, octobre 1978.
© The Estate of Charles Reymondon]