LES FORMES VIBRATOIRES ?
On peut signaler tout de suite que la femme, du point de vue vibratoire, est bien moins compliquée que l'homme, plus facile à décrire. On aurait pu le faire dans les numéros "Femmes". On en cherchera une autre occasion. Mais désamorçons d'abord, sur un tel genre de questions. un gros piège : il fait très mal quand on y tombe, au moins à terme.
C'est celui dans lequel est tombé jusqu'à un prix Nobel de biologie, quand il a osé écrire : "On parle quelquefois des lois de la nature ; mais il n'y a pas de lois dans la nature ; ce sont les hommes qui font les lois". Alors comment a-t-il pu faire lui-même l'une des plus grandes découvertes scientifiques contemporaines : celle de la "régulation cybernétique de la synthèse protidique"? Si vous trouvez, pour les choses qui se passent dans la nature, une grande différence entre une règle et une loi, l'Académie des Sciences vous en sera sûrement reconnaissante.
Ne tombons pas, pourtant, de Charybde en Scylla ; car il y a un autre piège, tout à côté de celui-là. C'est la prétention qu'a "la science" de vouloir diriger tous nos sentiments, nos pensées, nos conduites. Elle oublie alors, la chérie, quelque chose de beaucoup plus savant qu'elle : nos instincts. Immense connaissance inconsciente, portée par la gigantesque "discothèque d'informations" du noyau de nos cellules, et dans tout notre système de sensibilité au Réel environnant, de réponse communicante à ce Réel : notre système nerveux. Cette connaissance instinctuelle n'est d'ailleurs, dans notre nature humaine, que le résultat, acquis au cours des ères, de sa Fréquentation amoureuse de la Nature tout entière : mémoire érotique du vivant.
questions de méthode
Cette parfaite relation, en parfait accord, de l'être humain et du Cosmos est évidente en maints domaines, quand "la science" veut bien rester modeste : essayer, le plus qu'elle peut, de comprendre le Réel, pour pouvoir mieux l'aimer ; non le "maîtriser" : le détruire. L'accord, l'harmonie de l'être humain et du Cosmos éclate en particulier dans l'étude des formes vibratoires.
Avouons qu'il s'agit d'une science très récente : les "ondes de formes" ne sont guère enseignées encore dans les Facultés de sciences humaines ni les Ecoles de médecine ; elles y arrivent pourtant, venant à l'heure présente de certains centres d'études nouvelles, tant soviétiques qu'américains.
On vous épargne 600 pages d'équations, plus ou moins empruntées aux découvertes de ces centres (notamment en ce qui concerne la nouvelle mathématique des "poupées russes" ou "poupées gigognes" de l'Univers : les emboîtements érotiques rigoureux, des formes et champs d'énergies naturels, depuis la particule élémentaire, l'atome et la cellule jusqu'à l'étoile et la galaxie) ; équations qui ont permis de dresser le schéma corporel ci-contre : d'un homme qui n'est pas dessiné, mais calculé ligne par ligne et point par point.
De ces calculs, simplement il résulte un homme. On aurait pris d'autres équations qu'il en résultait un autre homme ; et en modifiant un peu plus les variables, il en résultait une femme ; et encore un peu plus, une gazelle ou une cigogne, un sapin, un épi de blé ou un rosier... L'architecte, du "Bureau d'études MUSIQUE DU CORPS ", qui a obéi aux équations pour dresser ce schéma peut vous le dire, avec la chanson connue : "Pour faire un homme, mon Dieu que c'est long... " ; bien plus long que de le copier en le regardant, mais sans savoir pourquoi il est comme cela : son rapport avec l'Univers.
Mais avouons aussi qu'il s'agit d'une science très ancienne : on ne pourrait pas dresser ce schéma corporel - fatiguez-vous à l'essayer, si vous voulez -, si l'on ne disposait pas, outre les équations modernes (de la mécanique ondulatoire de la lumière, de l'acoustique mathématique, de l'électro-magnétique ou de la bio-chimie les plus récentes), de certains principes tirés du très ancestral "Arbre de Vie" ou "Arbre des Nombres" de la Bible et de la Kabale ; ou des secrets de construction des temples grecs et des pyramides d'Egypte ; ou du Yi-King chinois ou de la géométrie planétaire des premiers piroguiers des îles de l'Océanie... ; ou au moins de la simple corde à douze noeuds-treize intervalles, de nos vieux druides celtiques : celle avec laquelle, du vivant de la mathématicienne amoureuse Héloïse, on a pu construire nos premières cathédrales françaises. Comme chacun le sait, elles sont des merveilles de résonance musicale de leurs formes ; et un grand corps humain s'y inscrit, à la verticale, selon do-ré-mi-fa-sol-la-si-do ; il s'y inscrit aussi à l'horizontale, sur le plan au sol, selon les musicales "trois tables du Graal".
On s'en est tenu, pour le schéma ci-contre, à quelques lignes énergétiques élémentaires ; on aurait pu en choisir d'autres, car il en existe des milliers, des milliards, pour nous faire "vivre".

Remarquez d'abord les lignes en forme d'Oeufs ; elles correspondent, bien sûr, à l'ovule devenu grand, dans lequel chacun a pris naissance en sa mère. Ne sait-on pas que toute vie sort de l'oeuf ? En fait elle ne le quitte jamais ; elle passe seulement de petit oeuf en grand Oeuf, quand elle fait éclater les coquilles ; petites carapaces protectrices, provisoires.
Dans les oeufs, vous avez des cercles ; ce sont ceux de propagation des ondes, partant de centres vibratoires très précis et en très bon accord musical entre eux, soit à l'intérieur soit à l'extérieur du corps. Ce sont les points où notre amoureuse mère Nature attache ou pince les cordes vibrantes de l'éther, pour nous engendrer, puis faire tout danser en nous-mêmes.
La réalité du corps de chacun ne se limite pas, évidemment, à l'enveloppe de sa peau ; si vous avez peur des vibrations d'autrui, vivez très loin tout seul ; car vous êtes dans son corps, et lui dans le vôtre, même à bonne distance. Et comprenez pourquoi, à Sexpol, nous prétendons que la vie est un problème politique : c'est tous ensemble qu'il faut se mettre dans les bonnes Formes vibratoires communes, quand les "dirigeants" les ont perdues.
Nous maintenons que les instincts les sentent mieux que la science : simplement "être bien", se sentir porté par une Energie commune, avec un autre, un groupe, une entreprise au travail, une cité, une nation, l'espèce humaine entière sur cette planète. Et pourquoi pas plus ? Les étoiles, le Cosmos. La Politique, elle est cosmique, ou elle n'est pas.
L'itinéraire mental de Wilhelm Reich a complètement démontré cela : depuis ses efforts, pour mettre "bien dans sa peau" un malheureux névrosé, sur le divan de son maître Sigmund Freud, à Vienne ; puis pour soigner la malheureuse ville de Berlin, en s'efforçant d'y instaurer un meilleur "type de société", selon Karl Marx ; et ensuite en cherchant les noeuds du problème beaucoup plus loin, dans l'atmosphère terrestre, les bonnes circulations naturelles des flux, de l'Energie d'orgone universelle : auto-régulation musicale du Cosmos.
Les instincts les sentent. Mais quand une Humanité entière, par la volonté de puissance des uns, détraque le fonctionnement des instincts de tous les autres, on a besoin d'Einstein pour retrouver les bons centres de la Vibration.
comme un poisson dans l'eau...
Si maintenant vous tournez à angle droit le schéma, pour avoir l'homme couché et non plus debout devant vous, vous allez remarquer une forme tout à fait curieuse et essentielle : du point a en dessous de ses mollets au point b en haut de sa poitrine, il y a une sorte de poisson, dont le nombril est l'oeil, dont l'organisation sexuelle forme les ouïes. Ne vous étonnez donc pas que toutes les vibrations, de votre environnement immédiat et de l'Univers, soient d'abord "entendues" par là, senties (en espagnol, "he sentido" veut dire : "j'ai entendu" ; et aussi "j'ai compris").
Occasion d'entendre encore mieux Sexpol, aussi. Car vous voyez également que le sexe n'est pas le tout de l'être humain. Il a aussi des jambes, un ventre et un coeur, des épaules, une tête : et l'habit de cheveux qui entoure celle-ci, comme les petits cheveux du sexe, la signale comme fort importante. Mais il paraît clair que si le sexe ne vibre pas comme il faut, ça ne doit pas vibrer bien normalement là-haut non plus.
Il est un peu dommage qu'on ne puisse pas vous montrer aujourd'hui, sur un schéma parallèle, le "poisson" de la femme ; car vous verriez qu'il n'est pas du tout le même. C'est, du point de vue des formes vivantes, la principale différence qui saute aux yeux, entre les "deux" sexes.
Le "poisson" de la femme est beaucoup moins effilé, bien plus rond, ventru et tranquille. Surtout, les points limites de sa largeur maximale, dos-ventre, ne sont pas situés du tout sur la même ligne, mais sur une ligne plus haute, quand on la prend à la verticale du corps. En conséquence, les "ouïes" sont plus hautes aussi, la tête moins allongée, et l'extrémité de la bouche se situe exactement entre les pointes des seins.
Prolongez les courbes vibratoires, vous vous apercevez de ce que tout le monde sait, mais vous voyez alors pourquoi : ce que l'homme perd en largeur de cuisses et de hanches, par rapport à la femme, il le récupère en plus grande largeur d'épaules, en force plus grande dans les pieds.
Pour ces deux "poissons", de la femme et de l'homme, les lois de "l'économie organique", comme disait notre grand Cuvier - on pourrait dire aussi "l'écologie orgonomique" ou même "orgasmique", en tous cas la structure musicale de "l'orgue" humain - sont les lois absolument nettes : accords musicaux parfaits, des longueurs de cordes vibrantes, tubes aux flux harmonieux, éléments de batterie et de mini-organes à percussion. Et Cuvier appelait encore cette perfection des accords les "équations du vivant" : qu'effectivement on trouve, s'enchaînant mathématiquement les unes aux autres d'une façon superbe, quand on se lance dans l'effort de compréhension du détail anatomique.
les Nombres sexuels et la Vie
Doit-on cacher que le vieil "Arbre de Vie", qui est sous-jacent à toutes les pages de la Bible - Nouveau Testament compris -, y fait voir l'Homme complet, "le Fils de l'Homme", le Messie, le "Nouveau leader" de Reich, comme ayant des noms chiffrés "écrits sur ses cuisses" : Gloire et Puissance ? Mais on ne peut cacher que selon la même connaissance hébraïque, dans les deux sexes au-dessus de Gloire et Puissance, au centre, il y a "Tipheret" : la Beauté. C'est le Sexe (alors qu'est-ce qu'on est allé nous inventer, que le judéo-christianisme est contre lui ? qu'il le considère "laid", "sale" ?).
Et la Beauté, elle est le fruit des énergies conjointes à l'étage au-dessus, à gauche d'Amour, à droite de Rectitude. Mais à l'étage au-dessus encore, pour faire Amour et Rectitude, on a à gauche, côté féminin du corps, même de l'homme, la Sagesse, ou compréhension du Total : au singulier ; réaliste, intuitive et directe. Et à droite, côté masculin, même de la femme, on a l'intelligence, ou Explication du détail : au pluriel ; réaliste aussi et non menteuse ; mais discursive et parleuse, indirecte, ne travaillant qu'en écho analyseur de ce que lui dit l'autre côté. Oreille droite sourde au monde et qui entend seulement sa propre bouche, la vérité ne lui venant que par l'oreille de l'autre côté.
C'est pourquoi, si vous donnez à votre partenaire féminine le bras droit, il y a des chances qu'elle vous suive, car c'est un bras fort ; mais vous aurez aussi toutes chances de la paumer en route, et vous avec. Donnez-lui le bras gauche ; alors c'est elle dont l'intelligence, dans son oreille droite, ne vous comprendra plus ; mais vous aurez quelque occasion, au moins, par votre sagesse, votre oreille gauche, de la comprendre.
Ne saisit-on pas que le mieux, même du seul point de vue de la Connaissance du monde, du Réel, de la Vérité, c'est de la prendre dans vos bras, vous trouvant ainsi face à face ? Androgyne naturel reconstitué, petit "oeuf" cosmique pour tourner en rond dans l'Univers. Car alors la Vérité vibratoire de l'Univers, tournant entre les quatre oreilles, pourra normalement circuler...
gauche et droite sexuées
On doit dire que cette conception antique, des fonctions "féminines" à gauche et des fonctions "masculines" à droite, en tout corps humain d'homme ou de femme, est soudain confirmée au détail près, par les derniers progrès de la neuro-physiologie super-technique : avec en particulier ses découvertes sur les rôles différents et complémentaires des deux hémisphères cérébraux. "La science" finit par bien savoir, désormais, que la gauche du corps comprend la vie, mais que la droite l'explique ; que la gauche la sent mieux, mais que la droite y fait mieux les choses.
Rien ne peut réussir quand on veut fonctionner en hémiplégique, avec l'un des deux côtés seulement, quel qu'il soit. Mais d'autre part aussi tout rate, même quand on fonctionne doublement, si l'on renverse le sens naturel du mouvement : si c'est la droite qui dicte à la gauche ce qu'elle doit sentir, ou si c'est la gauche qui dicte à la droite ce qu'elle doit concevoir et faire.
Idéologie masculine terroriste dans un cas, dogmatisme écrasant, mortifère. Contre-terrorisme féminin du N'importe quoi dans l'autre, empirisme atomisant, défense de penser et d'agir : aussi destructeur.
Cela vaut en politique (quitte à vérifier les étiquettes ; car ce qui se fait appeler gauche est souvent une droite, et réciproquement). Cela vaut dans le monde du travail, agriculture et industrie, artisanat, création artistique : qu'y faire de sa main droite, si la gauche n'y sent plus la "nature des choses", l'oeil gauche ne la voit plus, l'oreille gauche ne l'entend plus ? Et cela vaut de la relation sexuelle elle-même, où ce sont les gestes de la partie droite du corps qui savent le mieux donner le plaisir, mais où ce sont les sensibilités de la gauche du partenaire qui le prennent le plus qualitativement.
claviers bien couplés
Etagement vertical des vibrations, en double enchaînement latéral : d'où les dix "claviers". Regardez-les bien, sur le schéma ; on les a désignés en chiffres romains, n'en comptant que cinq, mais chacun se dédouble, à gauche et à droite.
Les claviers II, III, IV correspondent en gros aux trois séries de fonctions psycho-corporelles humaines : intellectives, affectives et actives.
Le clavier I, enracinement de l'être humain dans le Cosmos, où se situe sur l'Arbre de Vie "La Couronne" - et c'est l'abside de nos cathédrales, ou leur voûte, en élévation - serait celui de fonctions très supérieures, et très inconscientes, échappant à la saisie de la psychologie scientifique présente (mais non à la psychologie hindoue, par exemple, avec ses chakras). On doit constater que l'animal a ce clavier peu développé : la fourmi, le chien, le chimpanzé lui-même, très proche de l'homme, ont le front très fuyant, au-dessus des yeux.
Quant au clavier V, duplication articulée du clavier IV, et constitué aussi par des merveilles de formes - un mollet, un pied : mondes de mystères -, il assure évidemment, quand il "marche bien", "Le Règne" de l'Homme sur la Terre, signale encore l'Arbre de Vie.
Voyez-vous comme tout cela est bien fait, s'étageant sur le corps en sections très régulières. Mais s'il fallait parler de la troisième dimension, en prenant le corps de profil, on verrait des choses encore plus étonnantes. Et de la quatrième : le mouvement, dans le temps... On devine bien, alors, que la Musique deviendrait Danse.
porter la vie, la propulser
Un million de choses à expliquer, alors. Mais revenons, pour conclure, à encore regarder le "poisson". Celui de la femme, enferme de façon splendide, dans une courbe continue, du point ici appelé 13 au point appelé 25, la majeure partie de ses claviers affectif et actif, ventre et cuisses ; on sent par cette courbe l'unité sans rupture de ses sentiments et de ses actes. La femme semble ainsi n'avoir de cuisses que pour porter la vie de son ventre et de son coeur, et l'enfant à tisser dans ce nid rond et doux. La plus grande largeur de son corps est ventrale au-dessus de son sexe et non pas, comme l'homme pour sa partie basse, au niveau de ses cuisses.
La courbe du "poisson" de l'homme, parfaitement régulière et belle, elle aussi, commence au contraire au point 15, nettement en dessous du nombril ; ce qui explique qu'il ait deux tailles, l'une au-dessus, l'autre en dessous de celui-ci, et toute la complication plus grande du reste de sa structure : six centres principaux de formes vibratoires, en plan vertical, et non quatre ; leur jeu mutuel fait donc encore plus complexe, et plus anguleux, le détail de toute cette structure, et jusqu'au bout de son nez. Mais ses cuisses fortes, quant à elles, semblent faites pour porter, et porter plus loin, non plus tant son ventre - un peu, bien sûr - que sa tête et ses épaules, ses bras : non plus tant son affectivité que sa pensée et ses actes. Cela ne veut pas dire qu'il ne soit pas un être émotionnel ; mais cette différence de structure fonctionnelle doit permettre d'apprécier, avec vérité, pas mal d'autres différences ; et complémentarités.
Charles REYMONDON
Copyright IPM et Sexpol
applications pratiques
De tout cela, le nouveau "Bureau d'études MUSIQUE DU CORPS" se fait une tâche de recherches et d'informations. Indépendant de Sexpol, il travaille bien sûr en liaison avec lui : confirmant, appuyant, complétant ses intuitions et son service sexo-politique du Bien commun, jusqu'au niveau des personnes, des couples, des groupes, voire des entreprises de production ou des associations à buts divers, qui souhaitent soumettre leurs accords vibratoires, la recherche de leurs meilleures formes énergétiques, à ses études de cas. Ainsi il s'efforce de prolonger, avec les moyens nouveaux, la grande recherche de Wilhelm Reich : dont le souci des "auto-régulations universelles", jusqu'à leur éclairage amoureusement mathématique ("Amour" à gauche, "Rigueur" à droite, pour faire "La Beauté"), a été de plus en plus, et jusqu'à ses derniers jours en prison en travaillant "les équations", sa manière d'exercer son amour de l'Humanité.
Ce "Bureau d'études MUSIQUE DU CORPS" (7 villa Dancourt, 75018 Paris, tél. 254.63.19) peut vous envoyer sa documentation (elle a au verso un schéma féminin).

[Texte paru in SEXPOL n°27, janvier 1979.
© The Estate of Charles Reymondon]