LA NUIT J'ENTENDS LA DOULEUR DU MIEL BRûLé

 

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Je claque ma salive agenouillée sur les griffes de Ceraphine, condamne à mort la Souffrance des aiguilles cramées. Brigitte perce les secrets. Marie me donne des leçons d'indifférence. Une pute, rousse, se branle comme un charme derrière une longue aiguille likée de sang.

Entre deux bières, deux lignes de croix frénétiques sur le miroir muet, sur l'épilation des douleurs... les phénixs opaques et les flèches violettes saignent la fragilité paisible des corps... Je cherche la fraîcheur déployée dans la matière morte... Suivre des yeux...Brigitte...Invisible...

La Nuit...Pas de bonheur détruit...

Vider les dernières choses voilées... Ne plus écrire simple/compliqué... Juste se faire des fiXs rauques et laisser les licornes partouzer dans son sang, dans sa tête dans les postures mouillées, les détails morts, sur la muerte...

Elle regardait le vol des nuages sur ses muscles des blessures immobiles et les éclairs violets dans sa bouche allumaient des Néons aveugles sur ses doigts... 5H du mat, sur le miroir : cygnes dressés sur les lèvres en sens contraire, ailes maquillées comme des meurtres byzantins, les pensées lourdes des cadavres, les images nazes et les Cris déchiquetés dans le tunnel du spEED tendre et ainsi de suite jusqu'à la cornée miraculeuse des lumières obliques... cils scalpés dans la pureté, jets de sang easy pour tenir le coup...

Se concentrer sur la flamme. Sur toi, le miel nocturne, la mort, les calices, la faiblesse sur les pointes brillantes des séraphines. Tu m'arraches les veines le plus loin possible... Les poignards tatoués d'aiguilles sifflent dans l'air tiède et se posent sur l'odeur de la Rage sinueuse, sur la Folie, l'envie de détruire au plus vite... J'irai t'arracher le coeur,toutes les nuits... Je n'accepterai jamais les règles pourries de ce monde...

 

 

 

Thierry TILLIER

 

 

 

[texte paru in REGART n°2 (Strepy, Belgique, 1986).

© Thierry Tillier & Regart]