LA PULPE AUX CILS D'OSSEMENTS, ETC.

Je finirai dans le sang
Et l'on verra alors l'incendie molle de la chair humaine
au milieu des abattoirs de la vie quotidienne
au centre des miroirs balayés
par le venin érectile
des semences
et une Angoisse
qui me dévore,
J'en finirai avec ma mort,
Et cette vraie liberté du suicide ;
qui signifie les charmes douloureux
du Bonheur, les drugs
nées des sueurs du Déluge ;
Pour ETRE la REVOLTE ;
J'irai
sur les Piqûres du VIDe et le pourpre nu de tes cils
mais toi
toi je te retrouve
encerclée par les pensées de ce monde
qui n'a jamais été qu'une petite solitude
ridicule et paranoque
Réveille-toi dans la tête et le sang des O.v.n.i.s.
dépecés entre mes dents
qui ne savent plus rien
des hauts miroirs de miséricorde
)))O(((
et ce n'est Rien, la Nuit aux sexes poudrés me brûle
la langue avant la Mort et les eaux noires des écailles
trempées de sang sont dans ma bouche comme l'agonie des
flèches perdues sur les miroirs crevés des yeux de la
Femme que j'aime ;
LA VIE COURANTE EST UN MEURTRE
TOMBE DU CIEL ;
Le meurtre sélectif des charognes
est Pure poésie ;
Et là-dessus, les amoureuses
Belles comme les yeux des Rêves
sur les flancs de sa viande
Freedom des choses cariées,
et si je me suicide
c'est par surexcitation optimiste ;
Voilà la réalité des dieux ;
Pratiquer la sodomie amoureuse
égorger l'énorme cochonnerie des cadavres
et que règne la Terreur,
qui signifie l'apogée de l'Amour ;
Il dit : "Je vais mourir et
ton sexe est une voie lactée chavirée".
Que se passa-t-il ?
C'est la mort parfaite !
Et si demain la Folie écarte ses jambes
C'est que je tire la langue aux nébuleuses de résille
et
passionnément indestructible
Je déclenche le signal d'alarme
des épidémies de vol entre le
Soleil et la Lune
C'est à dire capes de poudre
lévitante sans tragique !
Je regarde les couteaux de sang
et les sultanes d'orgasme
s'enfoncent dans ma salive
comme une terreur éreintée
Le silence laqué, 1 h de phone sur
le questionnaire de l'amour ; Je
n'écris plus que des Coups vivants
dans l'Horreur de l'amour fou, nu,
Je brise la moelle, l'écorce de la morale ;
Les agneaux du malheur imprimés
sur le latex oint sur ta raie, sur
les coupes tirées ; et la rosée
des momies sur tes caprices.
)))O(((
LA BEAUTE MILITANTE
La FAIm absolue, le miel brûlé, les sentiments du temps qui n'existe pas sur les fiXés de la viande, J'ai tué le sommeil, les saignées des suaires luisent sur le Gode à tringler la pureté de l'ESPACE ; Coraphine se retourne , "Nous ne verrons plus les trous invisibles" dit-elle, les pines de soie rose et noire tatouéeS sur le lobe de son oreille.
Je pense à la Révolution, sur des ABIMES SUICIDES, DES NErfS lugubres ; "Dieu veut des dieux". Novalis
Ne pas écrire mais LECHER LES CICATRICES QUOTIDIENNES
qu'on tue les charognes
et qu'on embrasse les clitoris roses
dans les touffes noires des fées.
)))O(((
LA PULPE AUX CILS D'OSSEMENTS
Un filet de sang sur l'agonie de la muerte,
définitivement les lèvres fendues mortes indomptables,
définitivement les merveilles, les lettres d'amour en flammes,
définitivement les charniers des veines de fer, des rails
et des paratonnerres blessés dans mes yeux en noir,
définitivement s'injecter de l'Orage dans sa Viande
définitivement vomir l'innommable, les lames rouges de
l'épuration des cicatrices,
définitivement se saigner du Cristal et des papillons ultra-violets
aux yeux CREVés, Crucifiés
sur le sexe rasé des étoiles !
définitivement Amour/révolte !
Et la pulpe dans l'érection calcinée, sinueuse des veines qui sont athées, déployées dans l'oxygène pur des faux miracles, dans ce Rien luxuriant, destrOYé et dansant à la croisée des roses obliques :
définitivement les délices décapités
QUE FAIRE ?
)))O(((
LOLITA FREEDOM Sexs, and Drugs
Je serai le Miroir suicidé
aux sexes des ossements fiXés, Ivres,
aux poux transpirant des spasmes sombres ma
Lolita FREEDOm
Sexs, and Drugs,
Je vomis la légèreté, le sang qui brûle à Charcuter nos veines comme des acharnés de l'Enchantement, I need You, ma petite salope endiablée, ma Vierge Marie Athée, mon Vertige
livide,
mon Orage complice ; Que fais-tu pour être
Libre
pour jouir du miel poignardé sur tes lèvres branleuses très chaudes ; des parfums Rouges aux hanches des énigmes fendues ;
La méduse des larmes tatouée sur ton bras ;
Je tremble à regarder les épines naufragées dans tes yeux aux cicatrices qui bandent ;
toi et moi
les poignets emportés par le dernier flash,
Sucer les aiguilles défuntes, les calices du Bonheur.
)))O(((
POUR EN FINIR AVEC LE QUOTIDIEN
ET LA FAIM DES ILLUSIONS
Rencarts à Paris, Myriam se flingue, Tax jusqu'à Montmorency, Chairs brûlées et griffes en deuil, Pacadis distroye, Pigalle anymore, Lu se trace à New York, Pharmacie du Bourget, Dias et photographies Gore, Bruxelles Aller-Retour, Viande sur le v.i.d.e. et poignard sculpté du suicidé des glaces, chargé un max ; Sophie et Jean-Paul pulsent, Des Brésiliennes chez Yaka ; la graille viandée ; les parfums décapités, Duel à mort rue blanche, fauche, Adoration très vite dans la nuit héroïque des suffocations à vitesse ultime contre les peurs et les magouilles de la Muerte charmeuse, les poisons sublimés, Tout est OK, Pourpre, famélique, Toxico, crispé. Ne plus téléph. en me piquant avec de la douleur, Tout foutre en l'air !
K7s de Paul Gregor, Abellio, Metro Nation, les chromos du délire, galeries, Boire de l'Or Potable ; MagNa Mater, Le miroir d'Andrei Tarkovski, les dias, les rituels, with Jean-Marc, Plm ; les aiguilles, Denfert, le lion de Denfert, Hôpital Cochin, manif, république, les tracts des Jcr...
)))O(((
Tu me manques comme si j'étais
déjà mort,
Parce que c'est la nuit
les couteaux de la mariée
A la morgue des aventures
sont frottés sur les philtres d'hypnose
et Je vole en pleine blessure
comme les pointes du Feu et les
forêts blondes dévorant les choses
mortes sur les miroirs des agapes
nécromanciées
dans l'Anarchie du Ciel
Ferme les yeux,
Je pense la mort comme un miroir
des blessures ;
La pesée du coeur sur les
sarcophages sanguins,
Imentet my love,
My darling des tombeaux et des
tympans,
Barbouille sentimentale Néon,
Je me troue les paupières,
J'avale de la rosée glacée,
Je fais Feu
dans les cathédrales intelligibles
de la viande
Je n'y comprends rien !
)))O(((
Regarder La Beauté qui entasse les cadavres sur des migraines édentées, jetées dans la Transformation du Monde ;
et prendre le large
dans sa Viande
Life, Sexs, Drugs ;
ne pas écrire ce qu'il faudrait écrire, etc.
mais supplicier les mouches bleues de la langue,
et les Couteaux plantés dans les rires du ciel, etc.
ou alors ne plus écrire
et accepter la balle perdue, le suicide
les yeux flambés ;
Toutes mes veines sont pleines d'aiguilles
adhésives au sang nocturne
Mais le Futur n'est pas fait pour nous,
Nous haïssons trop les cadavres.
)))O(((
le vertige à la pulpe des
orientales sur les chinoiseries de
la karesa,
TOUT EST BLASPHEME,
je serai fou de rien,
vampire de mon double !
Chinoiserie en mini-jupe allumée dans
la nuit, allumeuse femme écarlate
d'un Bar mort ; les 5 baisers et coma
des tatouages androgynes sur le coeur
de la séparation, sur la terre comme
au ciel
la jalousie et la liberté mise à
nu par la non satisfaction de sa
v.i.a.n.d.e ; j'écris en péril ;
je tire le tarot en croix,
les 2 poumons, les paupières peintes
avec les passions et l'innocence
comme le luxe de la vie ;
les lignes de speed
sur le damier du jeu d'échecs,
la secondarité,
et le gel de benzocaïne
sur mes gencives en crue ;
je suis occis dans ce monde, je me
regarde cassé, délocalisé sur le
miroir de la pesanteur, je suis troué
de plus en plus amoureux de l'amour.
)))O(((
comme des cathédrales charmeuses
tombant du ciel dans la nuit
romantique, les larmes crues
pour boire sur ton sexe ;
Refuser systématiquement de devenir
un adulte "raisonnable" ;
la poudre rouge et les spasmes bleu
de prusse sur les marées et quelque
chose de plus du dedans même
le mercure des lèvres et le sang usé
dans le bas de la foudre c'est pour
toi mon amour que j'invoque
la distroye pure et l'envoûtement de mort
sur d., j.-l., j.-c., etc.
je cartonne les chants de la langue !
les léopards des aiguilles
et le silence - positif - sur mes
cernes
tourner les grammes de sang
sur les noeuds, etc.
le tonnerre bleu dans le ciel
le désir que j'ai de toi me sort des
guérisons mortelles.
)))O(((
Je n'essaye plus de
déCCrocher, Je t'aime,
Je regarde les Elfes sur tes
jambes, sur le miel bleu,
Je serai l'Ange à la balance
(ascendant bélier), tatoué par
le Protomartyr violet
résumé : "les grandes
dyonisiaques" pures et saintes,
dans la démence et la décapitation,
la main de gloire,
Il s'émascula et mourut.

["LA PULPE AUX CILS D'OSSEMENTS, ETC.", par Thierry Tillier, publié comme 35ème livraison de la Collection PLIS
(Lompret, France, 1987). © Thierry Tillier.]